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La salle de conférence de l’UCAD II a abrité hier, mardi 14 avril 2026, la cérémonie du soixantième anniversaire de la bibliothèque centrale de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD). Placée sous le thème l’intelligence artificielle et la société » la rencontre a rassemblé une large partie de la famille universitaire, des autorités étatiques et des professionnels de l’information.
Le ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (MESRI), Daouda Ngom, a prononcé un discours sur les défis et engagements fermes pour l’avenir des bibliothèques universitaires sénégalaises.
Devant un parterre composé du secrétaire d’État à la Culture et aux Industries Créatives, Dr Bacary Sarr, du recteur de l’UCAD, Pr Souleymane Kandji, des doyens, directeurs d’écoles et instituts, des bibliothécaires, documentalistes, enseignants-chercheurs, retraités et étudiants, Daouda Ngom n’a pas caché son attachement personnel à l’institution. « Je parle en tant qu’homme façonné par cette institution, en tant qu’universitaire qui lui doit une part de son parcours et de son identité », a-t-il confié, rappelant ses années d’étudiant et d’enseignant-chercheur à la Faculté des sciences et techniques.
« Refuser la mélancolie rétrospective pour l’audace prospective »
D’emblée, le ministre a salué le choix des organisateurs d’avoir articulé les festivités autour d’un colloque international sur l’intelligence artificielle et les mutations des bibliothèques universitaires. « C’est le signe d’une institution qui regarde résolument vers l’avenir », a-t-il dit, soulignant que la bibliothèque centrale ne saurait être réduite à une simple fonction documentaire. Il en a fait le « creuset où se forge la rigueur des chercheurs » et la « mémoire vive de l’Université ».
Daouda Ngom a tenu à rendre un hommage appuyé au recteur Souleymane Kandji pour son « autorité bienveillante » et son « engagement constant » en faveur du développement des structures de l’UCAD. Il a également salué le travail du docteur François Malick Diouf, directeur de la bibliothèque centrale, dont il a loué la « clarté de vision ».
Un temps fort de l’allocution a été la citation en grande solennité de Mme Fatou Diagne, conceptrice du logo historique de l’UCAD, aux côtés du premier directeur Jean Rousset de Pinard. « Une œuvre modeste dans ses dimensions, mais immense dans sa portée symbolique », a souligné le ministre, adressant à l’intéressée « l’honneur du gouvernement ».
Les défis du numérique et du coût de la connaissance
Sans complaisance, le ministre a listé les obstacles qui entravent le développement des bibliothèques universitaires : fracture numérique, tarifs élevés des grands éditeurs scientifiques internationaux, financement des outils de détection du plagiat, maintenance informatique et formation continue des personnels.
« Il convient de le dire clairement pour mieux y répondre », a-t-il martelé, appelant à une « stratégie offensive » passant par des solutions technologiques frugales adaptées aux réalités locales, le renforcement des consortiums documentaires et la mobilisation des partenaires bilatéraux.
Le ministre a annoncé que l’augmentation des capacités d’accueil et technologiques de la bibliothèque centrale n’est « pas une option indifférente, mais une impérieuse nécessité ». Face aux dizaines de milliers d’étudiants et chercheurs de l’UCAD, les infrastructures actuelles, malgré la qualité des équipes, ne suffisent plus.
« Nous nous engageons à apporter notre concours à l’effort d’extension et de modernisation », a promis Daouda Ngom, inscrivant cette dynamique dans l’Agenda national de transformation de l’enseignement supérieur, voulu par le président de la République, Son Excellence Bassirou Diomaye Diakhar Faye.
« La bibliothèque, un droit, non un privilège »
Revenant à l’expérience personnelle, le ministre a confié que la bibliothèque universitaire avait forgé sa « conscience de chercheur » et développé en lui le « goût de l’excellence ». « L’accès à une bibliothèque de qualité n’est pas un privilège mais un droit », a-t-il insisté, appelant à l’équité territoriale dans l’accès aux ressources documentaires.
Il a conclu son propos en qualifiant la bibliothèque centrale de l’UCAD de « bien commun de la nation » et d’« instrument de la souveraineté intellectuelle du Sénégal », avant de lancer : « Vive la bibliothèque centrale de l’UCAD ! Vive l’université Cheikh Anta Diop de Dakar ! »
LAMINE DIEDHIOU
L’article Anniversaire 60 ans de la bibliothèque centrale de l’université Cheikh Anta Diop (Ucad) : l’État s’engage à moderniser et étendre la bibliothèque centrale est apparu en premier sur Sud Quotidien.