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A quelques jours des principaux examens de fin d’année notamment le BFEM et le baccalauréat, le gouvernement a adopté une série de mesures destinées à renforcer leur organisation. Réuni en Conseil interministériel, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a mis l’accent sur la sécurisation des épreuves, la lutte contre la fraude, l’inclusion des candidats en situation de handicap et la poursuite des réformes du système d’évaluation.
Le gouvernement entend renforcer l’organisation des examens scolaires et engager des réformes de fond du système d’évaluation. À l’issue d’un Conseil interministériel consacré à la préparation des examens de fin d’année, le Premier ministre Ahmadou Al Aminou Lo a dévoilé un ensemble de 17 mesures couvrant aussi bien les urgences de la session 2026 que les transformations envisagées pour les années à venir.
Parmi les mesures immédiates figurent le renforcement de la sécurité de l’ensemble du processus d’organisation des examens, depuis la conception et le stockage des épreuves jusqu’à leur distribution et leur convoyage. Les autorités administratives et territoriales sont également invitées à assurer « une meilleure prise en charge de l’environnement des centres d’examen (disponibilité de l’eau, de la connexion internet, mise hors délestage), prévention et gestion des inondations au niveau des centres d’examen ».
Le gouvernement met également l’accent sur la lutte contre la fraude. Une campagne de sensibilisation ciblant les candidats et leurs parents sera menée pour rappeler l’interdiction des téléphones portables et des appareils connectés dans les centres d’examen. Un dispositif de contrôle et de récupération sécurisée de ces équipements sera installé à l’entrée des centres.
Pour la session 2026, une mesure exceptionnelle permettra aux candidats au baccalauréat confrontés à des difficultés liées à l’état civil, non imputables à leur responsabilité, de se présenter à la session de remplacement. Une attention particulière est également accordée aux candidats en situation de handicap grâce à « l’adaptation des épreuves, à l’application du tiers temps pédagogique et à la mise en place de dispositifs d’accompagnement spécifiques ».
Le Premier ministre a par ailleurs insisté sur la poursuite de la digitalisation des paiements des acteurs des examens. L’objectif est de garantir le règlement rapide des indemnités dues aux surveillants, correcteurs, examinateurs et autres intervenants. Il a également réaffirmé la volonté de l’État de sanctuariser le budget de l’éducation.
Les réformes annoncées pour la session 2027 traduisent une ambition plus large de modernisation du système éducatif. Elles concernent notamment « l’autonomisation » de l’Office du Baccalauréat, l’achèvement de la réforme du baccalauréat, l’amélioration de la qualité des examens professionnels et la suppression de certaines notes éliminatoires dans l’enseignement technique. D’autres mesures visent à renforcer les ressources financières allouées aux examens nationaux, à promouvoir l’impression locale des épreuves par les structures publiques spécialisées, ainsi qu’à finaliser la création du CFEE et du BFEM arabes.
La réforme du système d’évaluation dans le cycle fondamental et l’académisation du BFEM figurent également parmi les priorités. La question de l’état civil occupe une place importante dans les décisions adoptées. Le gouvernement entend « simplifier les procédures d’obtention des pièces administratives, améliorer l’interopérabilité des plateformes de l’éducation, de la justice et des collectivités territoriales, et renforcer la sensibilisation des familles sur les enjeux liés à l’état civil des apprenants ».
Le Premier ministre a aussi demandé l’instauration d’un mécanisme permanent de suivi-évaluation afin de mesurer l’efficacité des examens, d’identifier les facteurs d’échec et de s’assurer de la mise en œuvre effective des décisions issues de cette rencontre interministérielle.
Avec les 17 mesures annoncées, l’exécutif affiche sa volonté de sécuriser les examens de fin d’année tout en engageant une réforme profonde du système national d’évaluation et de certification
À travers ces dix-sept mesures, l’État affiche une double ambition. Il s’agit d’abord de garantir la sérénité des examens de 2026 en renforçant la sécurité, l’équité et l’efficacité de leur organisation. Il s’agit ensuite de poser les fondements d’une refonte plus profonde du système national d’évaluation, appelée à accompagner les transformations de l’école sénégalaise dans les années à venir. Plus qu’un simple dispositif de gestion des épreuves de fin d’année, le chantier ouvert apparaît comme une étape supplémentaire dans la modernisation de l’ensemble de l’organisation éducative nationale.
M. DJIGO
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