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Le Centre International du Commerce Extérieur du Sénégal (CICES) accueille depuis hier, jeudi 18 juin, la première édition du Salon International du Conseil en Afrique de l’Ouest. Cet événement est conçu pour positionner l’Afrique de l’Ouest comme hub stratégique du conseil à l’échelle internationale. Le but de cette rencontre de deux jours est de structurer un écosystème en pleine croissance. Dans un marché mondial du conseil qui dépasse aujourd’hui les 1000 milliards de dollars, l’Afrique ne capte que 2%.
Le marché mondial de conseil représente aujourd’hui près de 1000 milliards de dollars tandis que l’Afrique n’en capte que 2%. C’est ce qu’a fait savoir Assane Diop, commissaire du Salon international du conseil en Afrique de l’Ouest (SICAO). Il s’exprimait hier, jeudi 18 juin lors de la cérémonie d’ouverture de cette rencontre qui se tient à Dakar du 18 au 19 juin.
« Cette réalité doit nous interpeller et surtout nous mobiliser. Les bases sont désormais posées. Il nous appartient à présent de défendre notre expertise, de structurer notre écosystème, de créer des champions africains du conseil et de s’imposer durablement au niveau mondial », lance-t-il. Il trouve que ce salon marque le début d’un changement porté par l’ambition, la compétence et la collaboration.
« Un changement qui affirme que les solutions africaines ont leurs places dans les plus grandes transformations économiques et organisationnelles du monde. Au-delà des entreprises, des institutions, c’est tout un continent qui avance aujourd’hui. Car lorsque le conseil africain gagne en visibilité, en crédibilité et en influence, c’est l’Afrique qui gagne », soutient-il.
Lassana Gagny Sakho, Ambassadeur institutionnel du SICAO pense que cet événement est le signal que l’Afrique de l’Ouest veut structurer ses écosystémes du conseil, professionnaliser ses pratiques, valoriser ses talents et affirmer son rôle dans la transformation économique. Par ailleurs, il relève que l’une des grosses faiblesses du métier de conseil en Afrique, c’est l’absence de structuration et surtout l’absence de ticket d’entrée. « Le métier de conseil est devenu une passerelle pour tous les demandeurs d’emplois. On prend son sac et on se dit consultant. Je pense qu’il faut en réalité travailler dans la structuration de ce métier comme ce qui se fait en Amérique du Nord », préconise-t-il. Pour M Sakho, le conseil n’est pas seulement un métier, c’est une responsabilité, celle d’accompagner l’Afrique dans sa marche vers une gouvernance plus solide, une économie plus compétitive et une transformation plus inclusive.
NDEYE AMINATA CISSE
L’article Métier du conseil : l’Afrique ne capte que 2% du marché mondial est apparu en premier sur Sud Quotidien.