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Le ministre de la Justice, garde des Sceaux, Me Moussa Sarr a réaffirmé l’engagement de l’État à accompagner la réforme et la modernisation de la justice. S’exprimant en marge de l’Assemblée générale ordinaire de l’Union des magistrats sénégalais (UMS), il a annoncé qu’une solution sera proposée avant la fin de l’année sur le dossier foncier concernant le site de Déni Biram Ndao, tout en promettant de porter auprès du chef de l’État la question des disparités soulevée par les magistrats.
La réforme et la modernisation de la justice occupent une place centrale dans les orientations actuelles de l’État du Sénégal. C’est du moins ce qu’a soutenu le ministre de la Justice, garde des Sceaux, à l’occasion de l’Assemblée générale ordinaire de l’Union des magistrats sénégalais (UMS), placée sous le thème des « réformes judiciaires et de la modernisation du secteur ».
Pour le ministre, le choix de ce thème par l’UMS intervient dans un contexte marqué par une forte demande sociale de réforme de la justice. Il rappelle qu’à son arrivée au pouvoir, le président de la République, Bassirou Diomaye Faye, avait fait de cette question une priorité, en organisant les Assises de la justice.
« Les Sénégalais ont exprimé des attentes fortes et légitimes pour vouloir réformer notre justice, pour vouloir moderniser notre justice », a-t-il déclaré, estimant que l’État a aujourd’hui pour priorité d’aller dans ce sens. Il s’est ainsi félicité du choix opéré par l’UMS de consacrer ses travaux aux réformes judiciaires et à la modernisation du secteur.
Interpellé sur les préoccupations exprimées par les magistrats, notamment la question foncière et les disparités dans le traitement au sein de la magistrature, le garde des Sceaux a indiqué que des réponses sont en cours d’élaboration.
Sur le dossier foncier, il a évoqué la procédure de mainlevée concernant un site de cinq hectares situés à Déni Biram Ndao et attribué à certains magistrats. « La procédure est en cours. L’État s’est engagé à chercher, à proposer une solution avant la fin de l’année », a-t-il assuré.
Selon lui, cette démarche constitue « une avancée majeure » dans le règlement de cette question. Le gouvernement entend ainsi formuler une proposition aux attributaires et à l’Union des magistrats sénégalais dans les délais annoncés.
S’agissant de la question des disparités au sein de la magistrature, Me Sarr a reconnu qu’il s’agit d’une préoccupation essentielle de l’UMS. En sa qualité de garde des Sceaux, il s’est engagé à porter cette revendication auprès du président de la République. « Dans le cadre d’un dialogue ouvert et constructif, on va essayer de voir ce qui est possible de faire à ce niveau-là », a-t-il déclaré, affichant la disponibilité du gouvernement à discuter avec les magistrats « en toute sérénité et en toute lucidité ».
Au-delà des revendications spécifiques, le ministre a insisté sur la nécessité d’un dialogue permanent entre les pouvoirs publics et la famille judiciaire. Il a rappelé que les magistrats sont un pilier de la famille judiciaire et que leur présence au cœur du processus de réforme est indispensable pour garantir une justice plus moderne et mieux adaptée aux attentes de la société sénégalaise.
Cette ouverture affichée par le gouvernement intervient alors que l’UMS entend poursuivre son plaidoyer en faveur de l’amélioration des conditions d’exercice de la magistrature et de la modernisation du système judiciaire. Les engagements annoncés sur le foncier et les disparités devraient ainsi alimenter le dialogue entre l’État et les magistrats dans les prochains mois.
Samba Niébé Ba
L’article Réforme et modernisation de la justice : le Garde des Sceaux, ministre de la Justice rassure est apparu en premier sur Sud Quotidien.