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Dans le cadre du projet intitulé : « renforcement de la capacité de réponse aux urgences de sécurité sanitaire des aliments et amélioration de la qualité sanitaire de l’alimentation de rue au Burkina Faso, au Mali et au Sénégal », la Fao organise depuis hier, mardi 7 avril et jusqu’au 9 avril, un atelier de formation consacré aux bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication à l’endroit des femmes. Durant ces trois jours, les participantes sont appelées à se familiariser avec les concepts fondamentaux de la qualité, les exigences en matière de sécurité sanitaire des aliments, les bonnes pratiques d’hygiène et de fabrication, les principes du système HACCP, les notions de traçabilité et la mise en place d’un système d’autocontrôle efficaces au sein de leurs entreprises.
Les bénéficiaires, actives dans le secteur de la restauration et de la transformation prennent part à une session de formation axée sur les exigences sanitaires et les outils techniques indispensables à l’amélioration de leurs pratiques professionnelles et au renforcement de la compétitivité de leurs activités. les principes du système HACCP, les notions de traçabilité et la mise en place d’un système d’autocontrôle efficace au sein de leurs entreprises.
Financée par Le Grand-Duché de Luxembourg et coordonnée par le ministère de la Santé et du Développement social au Sénégal, cette activité s’inscrit dans le projet régional piloté par la FAO, visant à améliorer la qualité sanitaire de l’alimentation de rue.
Selon Pr Amadou Diop, président du Comité national du Codex Alimentarius, cet atelier participe d’une dynamique visant à consolider la sécurité sanitaire des aliments, en particulier dans le secteur de la transformation et de la restauration, qui occupent une place essentielle dans l’alimentation des populations.
De son côté, le Dr Mamadou Ndiaye, expert en sécurité sanitaire des aliments au Bureau sous-régional de la FAO pour l’Afrique de l’Ouest, a rappelé le poids considérable des maladies d’origine alimentaire sur le continent. « Déjà en 2015, les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) faisaient ressortir qu’en Afrique, plus de 91 millions de personnes tombent malades chaque année, entraînant 137 000 décès soit un tiers de la mortalité mondiale due aux maladies d’origine alimentaire. L’Afrique perd 5,7 % à 7,1 % d’années de vie en bonne santé due aux diarrhées d’origine alimentaire ou hydrique contre 4,1% dans le monde » a-t-il fait comprendre.
Poursuivant, il ajoute : « le diagnostic dans le cadre du projet a fait ressortir l’inefficience des systèmes d’inspection et de maîtrise des risques d’origine alimentaire, l’inadéquation des textes réglementaires par rapport aux risques émergents, la prolifération des aliments vendus sur la voie publique sans contrôle, l’insuffisance d’information et de sensibilisation des consommateurs ainsi que la mondialisation des échanges ».
Face à ces défis allant de la faible participation aux marchés internationaux, de la dévaluation des produits de base en passant par la faiblesse des revenues d’exportation, la réduction des bénéfices et la perte de confiance des consommateurs dans les chaînes d’approvisionnement alimentaire, la FAO estime qu’il est indispensable de renforcer les capacités des acteurs, notamment des petites et moyennes entreprises (Pme) agroalimentaires, afin de garantir la mise sur le marché de produits sûrs et de qualité. « Des solutions sont en cours de mise en œuvre au Sénégal, au Burkina Faso et au Mali. Ainsi trois guides d’inspection pour le contrôle officiel de la restauration de rue sont élaborés et validés en atelier national au niveau des trois pays. Il en est de même de trois guides de bonnes pratiques pour la restauration de rue. La démarche en cascades est retenue pour leur vulgarisation. C’est ainsi que des formations de formateurs sont organisés pour disposer d’un pool d’acteurs capables de transmettre les connaissances à leurs collègues au cours de rencontres qui se tiendront bientôt sur les sites pilotes retenus » a fait savoir Dr Ndiaye. Et d’attester : « des modèles d’équipement sont identifiés pour équiper les acteurs de la restauration de rue des sites pilotes pour améliorer la conformité du matériel aux exigences d’hygiène. Des plans de surveillance sont en cours de mise en œuvre pour générer plus de données qui permettront une meilleure connaissance des risques prioritaires pour le Sénégal ».
Face à ces enjeux, Pr Diop a tenu à souligner un point essentiel à savoir la sécurité sanitaire des aliments qui n’est pas une contrainte, mais une opportunité. Une opportunité de protéger la santé des consommateurs, d’améliorer la qualité des produits, et d’accéder à des marchés plus exigeants, mais aussi de valoriser la qualité des produits locaux et de faire rayonner les savoir-faire agricoles et alimentaires du pays.
Denise ZAROUR MEDANG
L’article Sécurité sanitaire des aliments : Des femmes restauratrices et transformatrices en ligne de mire est apparu en premier sur Sud Quotidien.