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on - Apr 23 -
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60% des enfants utilisent l’internet tous les jours. 41,25% d’entre eux tombent sur des contenus à caractère sexuel et 40% sont victime d’harcèlement sur le net. Ces informations sont contenues dans l’Etude de référence autour de la protection des enfants en ligne au Sénégal, qui a fait l’objet d’une restitution hier, mercredi 22 avril 2026, à Dakar. Menée de janvier à novembre 2025, l’étude avait pour objectif d’évaluer l’efficacité des cadres juridiques et institutionnels existants au Sénégal, mais aussi de mesurer la sensibilisation, les niveaux de connaissances et aussi les pratiques en matière de sécurité en ligne parmi les enfants et de celles des parents.
La Coalition nationale des associations et Ong en faveur de l’enfant (CONAFE-SN), en partenariat avec UNICEF et Save the Children International, ont coordonné une réflexion visant à susciter un engagement accru du secteur privé dans la promotion et la protection des droits de l’enfant. Il s’agit, cette fois, de l’Etude de référence autour de la protection des enfants en ligne au Sénégal, qui a fait l’objet d’une restitution, hier mercredi à Dakar. La CONAFE-SN constate que la grande majorité des enfants a accès à Internet et cela à une incidence sur leur exposition à différents risques, différentes formes de violence dans l’espace numérique.
Selon cette étude menée par le cabinet « Bantare impact groupe » et commandité par l’UNICEF, si 60% des enfants utilisent l’internet tous les jours, 41,25% d’entre eux sont explosés au plus grand danger, à savoir les contenus à caractère sexuel, soit violents, inadaptés ou inappropriés pour leur âge et suivis de très près par la prédation et l’exploitation sexuelle.
A en croire l’experte dudit cabinet, Aïcha Awa Ba, les réseaux sociaux sont l’une des plateformes où les enfants sont les plus exposés à des formes de harcèlement, d’intimidation et autres. L’autre danger en ligne réside dans les réseaux sociaux via WhatsApp ou Sms. Ainsi, l’étude montre que 40% d’enfants les identifient comme étant les plus dangereux en deuxième position. « Près d’un enfant sur dix exprime avoir fait l’objet de cyberharcèlement dans l’espace numérique. Mais une des subtilités qu’on a explorées dans la recherche, c’est qu’il y a beaucoup d’enfants qui relataient une expérience de cyberharcèlement sans forcément être capables de la nommer comme telle », a souligné Aïcha Awa Ba.
Et d’ajouter : « il y a aussi un enfant sur dix qui rapporte faire l’expérience de cyberharcèlement dans l’espace numérique et la grande majorité décide de garder l’événement secret ou ne le signale pas à un adulte compétent ou capable de l’accompagner dans sa prise en charge ».
L’étude a aussi révélé que 46% des enfants exposés à du contenu soit à caractère sexuel, soit violent pour leur âge, décident de supprimer le contenu, 31% choisissent de garder l’incident secret, 19% seulement le signalent à un parent ou à une autorité.
Concernant la contribution des parents à exposer leurs enfants en termes de violences, d’abus dans l’espace numérique, l’étude souligne que cette question fera l’objet d’une réflexion collective. « Il y a un cadre institutionnel autour de la protection des enfants en ligne au Sénégal. Il y a un certain nombre de standards internationaux sur lesquels le Sénégal s’est aligné et qui proposent un certain nombre de dispositifs et de dispositions autour de la protection des enfants en ligne », fait savoir Mme Ba.
Au sein de l’UNICEF, qui a commandité l’étude, l’environnement social, le genre, le milieu de vie jouent tous un rôle dans la manière dont les enfants utilisent Internet et dans leur niveau de vulnérabilité. D’ailleurs, la représentante de l’UNICEF à cette activité, Fabienne Landerer a déclaré : « cette étude ne s’est pas contentée de documenter les risques, elle a aussi regardé les capacités du système de réponse au Sénégal actuel. Les services, les mécanismes de signalement, les formations, les cadres juridiques, la coordination entre toutes les institutions et partenaires ».
Et de poursuivre : « les constances sont claires, il existe des efforts, des initiatives, des acteurs mobilisés, mais la réponse reste encore très fragmentée, inégalement connue et parfois insuffisamment outillée face à l’évolution tellement rapide des usages et des risques ».
Rappelons que l’étude a été menée dans six régions du Sénégal notamment à Dakar, Ziguinchor, Sédhiou, Kolda, Kédougou et Tambacounda, avec la participation de plus de 1000 enfants et des adolescents.
Denise ZAROUR MEDANG
L’article Utilisation de l’internet par les enfants : 60% concernés et 40% victimes d’harcèlement sur le net est apparu en premier sur Sud Quotidien.