Posted by - senbookpro -
on - 1 hour ago -
Filed in - Society -
-
1 View - 0 Comments - 0 Likes - 0 Reviews
La corruption ne porte pas seulement atteinte à la bonne gouvernance : elle prive aussi les citoyens de leurs droits fondamentaux. C’est le message que le Maroc a porté à Genève devant le Conseil des droits de l’Homme de l’ONU, en plaidant pour une approche qui fait de la prévention un pilier de la protection des droits humains.
À Genève, le Maroc a mis en avant une lecture renouvelée de la lutte contre la corruption devant le Conseil des droits de l’Homme des Nations unies. L’enjeu ne consiste plus uniquement à sanctionner les pratiques illicites ou à améliorer la gouvernance publique, mais à reconnaître que la corruption compromet directement l’exercice des droits fondamentaux.
Intervenant lors d’une rencontre parallèle organisée en marge de la 62e session du Conseil des droits de l’Homme autour du thème « Protéger les droits de l’Homme par la prévention de la corruption », le délégué ministériel chargé des droits de l’Homme, Mohamed El Habib Belkouch, a estimé que cette approche fait désormais l’objet d’un consensus grandissant au sein de la communauté internationale. Selon lui, la promotion des droits humains et la prévention de la corruption entretiennent une relation étroite et se renforcent mutuellement.
Le responsable a rappelé que, pendant de nombreuses années, la corruption a principalement été appréhendée sous l’angle de la gouvernance, de la gestion publique ou encore de la répression pénale. Si ces dimensions demeurent essentielles, les évolutions récentes du droit international ont progressivement consacré une autre réalité : la corruption constitue également un obstacle majeur à la jouissance effective des droits fondamentaux.
Lorsqu’elle entrave l’accès à la justice, aux soins de santé, à l’éducation, à l’emploi ou encore aux services publics, la corruption prive les citoyens de droits auxquels ils devraient pouvoir accéder dans des conditions d’égalité. Elle fragilise également la confiance dans les institutions, accentue les inégalités sociales et compromet les efforts en faveur d’un développement inclusif et durable.
Mohamed El Habib Belkouch a souligné que les populations les plus vulnérables, notamment les femmes, les enfants et les groupes marginalisés, sont généralement les premières à subir les conséquences de ces dérives. Chaque ressource détournée ou gaspillée en raison de la corruption représente, a-t-il rappelé, un financement en moins pour une école, un hôpital, un programme de protection sociale ou une politique publique destinée à améliorer les conditions de vie des citoyens.
La prévention s’impose comme un levier de protection des droits fondamentaux
Face à ces constats, le représentant marocain a plaidé en faveur d’une approche fondée sur la prévention, qu’il considère comme l’un des moyens les plus efficaces de lutter contre la corruption tout en consolidant la protection des droits humains. Cette orientation s’inscrit, a-t-il expliqué, dans le prolongement de la Convention des Nations unies contre la corruption, de la Déclaration de Marrakech sur la prévention de la corruption ainsi que des décisions successives adoptées par la Conférence des États parties à cette convention.
Il a également rappelé que le Conseil des droits de l’Homme accorde une attention croissante à cette problématique. À cet égard, la résolution 59/6, adoptée en juillet 2025, marque une étape importante en affirmant explicitement que la promotion et la protection des droits humains, d’une part, et la prévention ainsi que la lutte contre la corruption, d’autre part, constituent des domaines complémentaires qui se renforcent mutuellement.
Dans cette logique, Mohamed El Habib Belkouch a souligné que la transparence, le droit d’accès à l’information, la participation citoyenne, la liberté d’expression, la reddition des comptes et le respect de l’État de droit ne relèvent pas seulement des principes démocratiques. Ils constituent également des instruments essentiels de prévention de la corruption.
Le délégué ministériel a enfin appelé à renforcer la coopération entre les institutions chargées de la prévention de la corruption, les organismes œuvrant dans le domaine des droits humains, les mécanismes nationaux de mise en œuvre, de suivi et d’élaboration des rapports internationaux, ainsi que les organisations de la société civile. Il a également plaidé pour une meilleure articulation entre les différents cadres multilatéraux, qu’ils relèvent des travaux menés à Genève sur les droits de l’Homme, de ceux conduits à Vienne dans le cadre de la Convention des Nations unies contre la corruption ou encore du suivi de l’Agenda 2030 à New York. Selon lui, cette convergence favorisera l’émergence de pratiques communes et de partenariats capables de renforcer durablement les politiques d’intégrité, de transparence et de protection des droits humains.
The post À Genève, le Maroc défend une lutte anticorruption centrée sur les droits de l'Homme appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
At our community we believe in the power of connections. Our platform is more than just a social networking site; it's a vibrant community where individuals from diverse backgrounds come together to share, connect, and thrive.
We are dedicated to fostering creativity, building strong communities, and raising awareness on a global scale.