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La prolifération d’une punaise phytophage dans plusieurs exploitations agricoles de la province de Zagora a conduit les services de l’Office national de sécurité sanitaire des produits alimentaires (ONSSA) à renforcer leur dispositif de veille. Dans un bulletin phytosanitaire publié le 14 juillet 2026, l’établissement public détaille l’étendue des observations réalisées sur le terrain et recommande aux agriculteurs une série de mesures préventives afin de contenir la propagation de ce ravageur.
L’alerte émane du Service de contrôle et de protection des végétaux de Zagora, qui indique avoir identifié la présence d’un insecte piqueur-suceur de type « punaise » à l’issue d’opérations de prospection et de surveillance menées dans plusieurs exploitations de la province.
Selon le bulletin phytosanitaire n° 2026/01, l’insecte est observé principalement sur les plantes adventices et les mauvaises herbes, considérées comme ses principaux foyers d’installation et de reproduction. Les inspections ont toutefois également mis en évidence sa présence sur plusieurs cultures agricoles.
Les espèces concernées comprennent la luzerne, appelée localement « fassa », les cultures de crucifères, notamment le chou, ainsi que les solanacées telles que la tomate, le poivron et l’aubergine. Certaines espèces d’arbres fruitiers figurent également parmi les végétaux sur lesquels la punaise a été détectée.
L’ONSSA souligne que cette espèce est déjà connue au Maroc et qu’il ne s’agit pas d’un nouvel organisme nuisible. En revanche, l’Office avertit que des conditions climatiques et environnementales favorables peuvent favoriser une multiplication rapide de ses populations. Une telle évolution a déjà été constatée ces dernières années dans plusieurs pays, parmi lesquels la Tunisie, l’Algérie, la Turquie, l’Italie et la France.
Le bulletin précise par ailleurs que les fortes densités de population peuvent pousser les insectes adultes à se déplacer temporairement vers d’autres végétaux, dont le palmier dattier. Cette présence ne signifie toutefois pas que ce dernier constitue un hôte principal ou un milieu privilégié de reproduction pour l’insecte.
L’ONSSA rappelle que le cycle biologique de cette punaise comprend trois stades successifs : l’œuf, la nymphe — qui traverse cinq phases de développement — puis l’insecte adulte. En fonction des conditions climatiques, de la disponibilité des plantes hôtes et des ressources alimentaires, plusieurs générations peuvent se succéder au cours d’une même année.
Face à cette situation, l’Office recommande aux agriculteurs d’assurer une surveillance régulière de leurs parcelles afin de détecter précocement la présence du ravageur et d’en suivre l’évolution, en particulier dans les cultures où il est le plus fréquemment observé. Cette vigilance doit permettre d’intervenir avant que les foyers d’infestation ne s’étendent.
Les recommandations portent également sur les pratiques culturales. Le bulletin préconise un labour périodique des parcelles ainsi que l’élimination des mauvaises herbes sèches et des résidus végétaux présents à l’intérieur et aux abords des exploitations, ces végétaux constituant les principaux refuges de l’insecte et favorisant sa reproduction ainsi que sa dissémination.
Lorsque les populations deviennent importantes, les services spécialisés recommandent de traiter en priorité les plantes adventices qui hébergent l’insecte à l’aide de produits phytosanitaires homologués pour les cultures concernées, avant leur élimination selon les bonnes pratiques agricoles.
Le traitement peut également être appliqué directement sur les cultures les plus exposées, notamment la luzerne, les crucifères et les solanacées, à condition de recourir exclusivement aux pesticides autorisés, de respecter les doses prescrites, les modalités d’application ainsi que les délais de sécurité.
L’ONSSA relève également que certains produits phytosanitaires déjà homologués pour lutter contre d’autres ravageurs de ces cultures, notamment les pucerons, les chenilles coupeuses et les chenilles défoliatrices, peuvent contribuer à réduire les populations de cette punaise.
L’établissement insiste toutefois sur la nécessité d’éviter tout recours excessif ou inapproprié aux pesticides, rappelant que leur utilisation anarchique peut affecter les ennemis naturels du ravageur et porter atteinte à l’environnement. Il recommande ainsi de régler correctement les appareils de pulvérisation, de respecter les quantités homologuées et de choisir des conditions météorologiques adaptées aux traitements.
Le bulletin appelle également à une gestion rigoureuse des déchets phytosanitaires, en préconisant l’élimination sécurisée des emballages vides et des résidus de pesticides, sans les abandonner dans les parcelles ni à proximité des ressources en eau, afin de préserver l’environnement et la santé des travailleurs agricoles.
En annexe, le document présente la liste des produits homologués pour lutter contre cet insecte selon les cultures concernées. Parmi les substances actives autorisées figurent notamment la lambda-cyhalothrine et la deltaméthrine, destinées à des cultures telles que l’olivier, le caroubier, l’amandier et le palmier dattier.
Concernant ce dernier, l’ONSSA précise que l’usage de ces produits est limité aux jeunes plantations non productives. L’Office réaffirme que la présence ponctuelle de la punaise sur les palmiers dattiers résulte d’un déplacement temporaire des insectes adultes et ne signifie pas que cette espèce utilise le palmier comme hôte principal.
Enfin, le Service de contrôle et de protection des végétaux de Zagora invite les agriculteurs à prendre contact avec ses services ou avec le centre de conseil agricole le plus proche afin d’obtenir les informations et les recommandations techniques nécessaires avant toute intervention phytosanitaire.
The post À Zagora, l'ONSSA alerte sur la prolifération d'une punaise phytophage dans les exploitations agricoles appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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