Posted by - senbookpro -
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Dans ses prévisions, l’OCDE prévoit une croissance de 5 % pour l’économie marocaine en 2026, avant un ralentissement modéré à 3,9 % en 2027. Cette performance serait portée par le rebond de la production agricole grâce aux fortes précipitations enregistrées cette année, ainsi que par la poursuite des grands investissements publics dans les infrastructures.
Selon le dernier rapport de l’OCDE, cette croissance reviendrait à une hausse des revenus de la production agricole et les investissements publics dans les grands projets d’infrastructure. Les importantes précipitations enregistrées cet hiver devraient permettre une hausse d’environ 15 % de la production agricole en 2026, selon les prévisions de l’organisation.
Elle rappelle que la croissance économique s’était déjà accélérée à 4,6 % en 2025, grâce à la résilience de la consommation des ménages, à la hausse des investissements et au recul de l’inflation.
Le même document souligne que malgré une remontée temporaire de l’inflation, le Maroc devrait bénéficier d’une dynamique économique favorable soutenue par les réformes fiscales et les grands chantiers de développement.
Ainsi, les perspectives économiques publiées mercredi par l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne également la bonne tenue de la consommation des ménages, la progression des exportations et des recettes touristiques, ainsi que l’amélioration de la confiance des entreprises.
Toutefois l’organisation prévoit un repli de cette dynamique en 2027, notamment à cause d’un contexte international incertain. L’organisation anticipe que la dynamique en cours devrait s’essouffler l’année prochaine, avec une croissance ramenée à 3,9 %, en avançant que les effets positifs de la campagne agricole et des grands chantiers seront moins marqués qu’actuellement.
La forte dépendance énergétique du Royaume, qui importe près de 90 % de ses besoins, l’expose aux fluctuations des marchés internationaux et à la hausse des prix de l’énergie est l’un des éléments du contexte international changeant. L’organisation souligne également la persistance d’un chômage élevé chez les jeunes et les femmes, l’élargissement attendu du déficit courant ainsi que les incertitudes liées aux tensions géopolitiques et au ralentissement du commerce mondial.
Selon les prévisions de l’OCDE, le déficit du compte courant, qui avait déjà franchi la barre des 2 % du PIB en 2025, devrait continuer de se creuser pour atteindre 3,1 % en 2026 puis 3,3 % en 2027. Cette évolution s’explique principalement par l’alourdissement de la facture des importations, notamment énergétiques.
L’organisation estime toutefois que le Maroc dispose d’un levier important pour atténuer cet impact grâce à ses exportations de phosphates et de produits dérivés. En 2025, les engrais phosphatés ont représenté à eux seuls près de 21 % des revenus à l’export du Royaume.
Sur le volet des finances publiques, l’OCDE anticipe une amélioration progressive de la situation budgétaire malgré la poursuite des investissements dans les infrastructures et le renforcement des dispositifs de protection sociale. Le déficit budgétaire devrait ainsi se maintenir autour de 3 % du PIB en 2026 et 2027, porté par une hausse des recettes fiscales et les retombées des réformes engagées ces dernières années.
Par ailleurs, l’institution prévoit que Bank Al-Maghrib conservera son taux directeur à son niveau actuel durant les deux prochaines années, considérant que la remontée attendue de l’inflation sous l’effet des prix de l’énergie devrait rester limitée dans le temps.
Parmi les recommandations de l’OCDE pour le Maroc figure l’intensification des réformes structurelles visant à intégrer davantage l’économie informelle dans les circuits formels, à favoriser l’accès à l’emploi, à valoriser le capital humain et à améliorer les gains de productivité. Ces leviers sont jugés indispensables pour soutenir une croissance plus robuste, durable et inclusive.
Pour préserver son potentiel de croissance, le Maroc devra poursuivre ses réformes structurelles en favorisant l’emploi, en améliorant la productivité et en renforçant les compétences de sa main-d’œuvre. L’OCDE insiste également sur l’importance d’une meilleure gouvernance économique, d’une concurrence accrue et d’une accélération de la transition verte.
L’institution estime par ailleurs que la réduction de la dépendance énergétique du Royaume, ainsi que le renforcement de sa capacité à faire face aux effets du changement climatique, constituent des enjeux stratégiques pour consolider sa compétitivité et garantir sa sécurité économique à long terme.
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