Posted by - senbookpro -
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Au Maroc, l’attention des consommateurs est rivée sur la prochaine révision des prix des carburants à la pompe. Selon des sources professionnelles qui se sont confiées à Hespress, il est quasi certain que les tarifs suivront une « tendance à la hausse ».
Un responsable de la Fédération nationale des propriétaires, commerçants et gérants des stations-service au Maroc (FNPCGS) a expliqué que « l’ampleur de la hausse demeure sujette à un climat d’attentisme et d’incertitude, et ne relève pour l’heure que de spéculations entre professionnels ». Néanmoins, en raison du contexte géopolitique tendu au Moyen-Orient, il estime que la flambée du prix du gasoil « pourrait atteindre, voire dépasser légèrement, la barre des deux dirhams ».
Il précise à ce sujet : « Les chiffres qui circulent actuellement ne sont que des estimations préliminaires […]. Cette hausse anticipée s’annonce brutale, risquant de franchir le cap des deux dirhams d’ici la mi-mars ». Pour amortir le choc sur le pouvoir d’achat des citoyens, les professionnels espèrent que cette importante augmentation de prix sera étalée sur deux phases.
La FNPCGS met également en lumière le manque de transparence du secteur. « Les prévisions et analyses des professionnels […] ne diffèrent guère de ce qui se dit dans la rue », déplore la source, soulignant que « les professionnels manquent cruellement de données officielles et précises ».
Concrètement, les gérants de stations-service subissent la politique tarifaire de leurs fournisseurs sans avoir de véritable visibilité. « Le rôle des professionnels se réduit à passer des commandes […], alors qu’ils ne découvrent les nouveaux tarifs qu’à l’ultime minute », juste avant l’application de la hausse. Pour rappel, les prix avaient déjà subi de légères augmentations successives en février et au début du mois de mars.
Face à cette situation, Lahoucine El Yamani, expert en énergie et syndicaliste, tire la sonnette d’alarme. Il affirme avec force : « Les décideurs marocains se doivent de suspendre la libéralisation des prix des hydrocarbures, ne serait-ce que temporairement. Un retour à la réglementation des prix s’impose pour concilier les intérêts des opérateurs économiques, préserver les droits des consommateurs et stopper l’érosion continue du pouvoir d’achat ».
Pour faire face à un baril de brut atteignant les 100 dollars sur les marchés internationaux, M. El Yamani exhorte le gouvernement à agir sur plusieurs fronts de manière simultanée. Il appelle tout d’abord l’exécutif à « prendre les mesures qui s’imposent pour pallier la baisse des réserves nationales ». Le syndicaliste suggère également de « réintroduire les subventions de la Caisse de compensation sur les carburants, ou d’alléger, voire de supprimer, la fiscalité qui pèse sur ces produits ». Enfin, il insiste sur l’urgence de « se pencher sérieusement sur la relance de la raffinerie marocaine SAMIR » afin de reconstituer des capacités de stockage et de raffinage locales durables.
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