Posted by - senbookpro -
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Avec la page tournée du régime de Nicolas Maduro au Venezuela, l’effondrement progressif du régime iranien et de ses proxys, ainsi que les difficultés structurelles de Cuba, les principaux soutiens de l’Algérie dans sa posture antimarocaine s’effacent. Cette recomposition du paysage international prive Alger de puissants relais qui ont longtemps servi à soutenir son discours hostile au Royaume.
Depuis plusieurs décennies, l’Algérie a cherché à donner consistance à ses thèses contre le Maroc en s’appuyant sur des régimes réceptifs au récit hostilement orienté contre le Royaume. De Caracas à Téhéran, en passant par La Havane, ces alliances ont notamment contribué à accréditer les prétentions algériennes sur le dossier du Sahara marocain. Mais en 2026, ces relais s’étiolent, confrontés à des crises internes, à des revers géopolitiques ou à des pressions externes, réduisant ainsi l’influence globale de l’axe anti-marocain.
Le régime chaviste de Nicolás Maduro s’était souvent positionné en posture anti‑marocaine. Mais cette hostilité n’a jamais constitué un appui stratégique durable, capable d’influencer réellement le dossier du Sahara sur la scène internationale.
En 2026, avec la chute du pouvoir de Maduro, cet « appui » disparaît purement et simplement. Le Venezuela n’exerce plus aucune pression coordonnée ou diplomatique significative dans ce dossier, et n’est plus en capacité d’être un relais idéologique crédible pour Alger.
Le Maroc a rompu ses relations diplomatiques avec l’Iran en 2018, précisément parce que Rabat a présenté des preuves de liens entre l’Iran, son allié libanais le Hezbollah, et le Front Polisario. Ces preuves montrent que des responsables du Hezbollah, parrainés par l’Iran, avaient fourni des armes, une assistance logistique et une formation à des membres du Polisario via l’ambassade iranienne à Alger.
Aujourd’hui, en 2026, l’Iran fait face à une offensive militaire majeure, à travers des frappes coordonnées par les États‑Unis et Israël, qui l’ont mis sous une pression stratégique maximale. Ce contexte détourne l’attention et les ressources de Téhéran de tout appui externe en dehors de son propre théâtre national, réduisant davantage sa capacité à jouer un rôle significatif ailleurs.
La relation entre Cuba et le Front polisario remonte à la guerre froide, où La Havane soutenait plusieurs mouvements partout dans le monde. Cette hostilité avait été suffisamment marquée pour que le Maroc rompe ses relations avec Cuba qui appuyer le mouvement séparatiste dans des forums internationaux.
Toutefois, ce soutien n’a jamais été une force stratégique autonome ; il avait surtout une portée symbolique et rhétorique. Aujourd’hui, Cuba est confronté à d’importantes difficultés économiques et sociales internes, qui réduisent encore plus sa capacité à être un véritable allié diplomatique ou opérationnel d’Alger.
La disparition ou l’affaiblissement de ces régimes signifie que l’Algérie, qui a historiquement exploité ces alliances pour amplifier ses thèses anti‑marocaines, se retrouve nettement plus isolée diplomatiquement. Alors que le Conseil de sécurité de l’ONU et une majorité de puissances mondiales soutiennent désormais le plan marocain d’autonomie pour le Sahara, les témoignages d’appuis externes à la thèse contraire se font rares ou marginalisés.
Autrement dit, ce retrait progressif des soutiens traditionnels n’est pas seulement une perte de relais idéologiques : c’est une perte d’influence concrète, ce qui renforce la position marocaine tout en laissant Alger sans appuis internationaux significatifs sur ce dossier clé.
« Ce qui se joue aujourd’hui dépasse la simple fragilisation de quelques régimes périphériques », souligne Hicham Mouatadid, expert en stratégie politique, affirmant que « nous assistons à l’effondrement progressif de l’architecture diplomatique qui permettait à l’Algérie d’exporter son antagonisme envers le Maroc ».
L’analyste note, dans une analyse livrée à Hespress FR, que « les soutiens les plus bruyants d’hier, Caracas, Téhéran, La Havane, étaient les piliers d’un front idéologique plus que stratégique », avant d’ajouter que leur affaiblissement simultané « crée un vide politique que Rabat est en train de convertir en capital diplomatique ».
M. Mouatadid indique également que la détermination affichée par Washington à neutraliser les régimes considérés comme déstabilisateurs, notamment le Venezuela et Cuba, modifie radicalement l’équation internationale ». Il observe que « lorsque ces États se retrouvent absorbés par leur propre survie économique ou sécuritaire, ils ne peuvent plus servir de relais actifs aux postures algériennes », ce qui, selon lui, produit un effet tangible sur le terrain diplomatique : « le Maroc voit s’éroder l’arc de contestation qui tentait de freiner son ancrage international ».
L’expert en stratégie politique met en avant que « dans le même temps, la marginalisation croissante de l’Iran sur plusieurs théâtres réduit la crédibilité des alliances idéologiques construites sur une logique d’opposition systémique à l’Occident ». Il estime que « le Maroc a précisément fait le choix inverse : celui de l’intégration stratégique, de la diversification des partenariats et de la projection d’une image d’État stable, fiable et prévisible ».
M. Mouatadid rappelle que « dans un monde où la stabilité est devenue une valeur stratégique, Rabat apparaît comme un point d’ancrage, non comme un facteur de friction ». Il constate que cette recomposition « renforce objectivement la position marocaine sur le dossier du Sahara », insistant sur le fait que « moins les soutiens idéologiques d’Alger sont audibles ou influents, plus l’initiative marocaine d’autonomie s’impose comme la seule proposition structurée, réaliste et adossée à des partenaires internationaux majeurs ».
« La diplomatie marocaine a patiemment investi les capitales influentes » et qu’ « aujourd’hui, elle bénéficie d’un environnement international où ses arguments trouvent un terrain plus réceptif », précise-t-il, notant qu’ « il ne s’agit pas seulement d’un affaiblissement des alliés d’Alger, mais d’un contraste stratégique ». D’un côté, souligne-t-il, « des régimes sous sanctions, contestés ou isolés » ; de l’autre, « un Maroc intégré aux chaînes de valeur mondiales, acteur clé en Afrique, partenaire stratégique des États-Unis et de l’Europe, et pivot sécuritaire au Sahel ».
Enfin, Mouatadid analyse qu’ « à terme, cette dynamique accélère davantage une reconfiguration des soutiens internationaux autour du dossier saharien ». Il insiste sur la mutation profonde des critères de soutien diplomatique : « à mesure que les anciennes solidarités idéologiques perdent de leur poids, les États privilégient les relations économiques, sécuritaires et énergétiques concrètes, des domaines où le Maroc a consolidé des avantages comparatifs nets». Selon lui, « l’équilibre diplomatique bascule ainsi en faveur d’un acteur qui a su anticiper les mutations du système international plutôt que les subir ».
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