Posted by - senbookpro -
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Les tentatives d’intrusion vers Sebta et Melilia ont fait 107 blessés parmi les forces de sécurité et causé d’importants dégâts matériels. Les données obtenues par Hespress mettent en lumière le coût sécuritaire de ces événements, largement absent du débat public.
Les appels à l’émigration irrégulière vers Sebta et Melilia se sont essoufflés, près de trois semaines après les vagues d’intrusions massives enregistrées dans les deux enclaves occupées à la fin juillet et au début du mois d’août.
Si le phénomène de l’émigration irrégulière a reculé et que les appels à la violence diffusés sur les réseaux sociaux se sont raréfiés sous l’effet du renforcement de la surveillance sécuritaire, un chiffre demeure absent des reportages médiatiques comme des déclarations officielles : celui du nombre et de la nature des blessures graves enregistrées parmi les femmes et les hommes des forces de sécurité et de maintien de l’ordre, placés en première ligne face aux premières vagues d’arrivées et de tentatives d’intrusion collective.
Certains médias marocains ont pourtant diffusé des photos et des vidéos montrant des véhicules des forces de sécurité incendiés et délibérément dégradés près de Fnideq et de Bni Ansar. Les données précises concernant le nombre de victimes au sein des forces de sécurité restent toutefois absentes du débat public. Certains médias espagnols vont même jusqu’à les passer sous silence, dans le but de donner une image déformée de ce qui s’est réellement produit à la fin du mois de juillet dernier.
La portée de ce constat est loin d’être anodine. Le fait d’établir l’existence de victimes au sein des forces de sécurité, de recenser leurs blessés et d’évaluer les dégâts matériels subis fragilise directement le récit de l’inaction ou de la complicité relayé par certains médias espagnols, ainsi que par des personnalités connues pour leur hostilité envers le Maroc, à l’image d’Ignacio Sambarero. Certains sont même allés jusqu’à accuser le Royaume, sur la base d’allégations infondées, de « ne pas intervenir et de rester spectateur face à l’afflux massif de migrants ».
Hespress a cherché à mettre en lumière cette réalité passée sous silence, voire totalement occultée par une partie des médias espagnols, dans le cadre d’un travail journalistique visant à reconstituer les événements qui ont accompagné les premières vagues d’afflux massif vers Sebta et Melilia occupées.
Au cours des premiers jours de la crise migratoire, nos équipes ont observé l’arrivée de dizaines d’ambulances transportant des agents de sécurité vers l’hôpital de proximité Hassan II de Fnideq, l’hôpital Mohammed V de Mdiq, l’hôpital Mohammed V de Tanger ainsi que l’hôpital régional de Nador.
Un responsable des services de santé de la Sûreté nationale a indiqué que la Direction générale de la Sûreté nationale avait assuré la prise en charge médicale et fourni un accompagnement sanitaire et psychologique à 107 agents blessés lors des opérations de maintien de l’ordre destinées à faire face aux tentatives d’intrusion de migrants en situation irrégulière vers Sebta et Melilia.
Selon la même source, 89 des agents blessés appartiennent à la préfecture de police de Tétouan, 17 relèvent de la sûreté régionale de Nador et un agent de la préfecture de police de Tanger.
La source a précisé que « des blessures de gravité variable ont été enregistrées parmi les membres des forces de sécurité, notamment des fractures aux extrémités et à la tête, des contusions, des traumatismes corporels et des blessures graves ». Elle a ajouté que « certains blessés bénéficient actuellement d’un accompagnement et d’un soutien psychologique après l’apparition de troubles liés au stress post-traumatique ».
Sur le volet matériel, les équipements logistiques mis à la disposition des forces de maintien de l’ordre ont également subi des dommages importants. Les rapports sécuritaires indiquent que les affrontements des deux premiers jours des opérations d’intrusion collective ont, à eux seuls, entraîné l’incendie et la dégradation de 26 véhicules des forces de sécurité, dont 18 à Fnideq et 8 à Nador.
La principale interrogation ne tient toutefois pas seulement au silence ou à l’absence de couverture, dans les médias espagnols, des victimes enregistrées parmi les forces de sécurité marocaines lors des opérations visant à repousser les vagues d’intrusion vers Sebta et Melilia. Elle porte également sur l’absence de victimes identifiées au sein des forces de sécurité et de la Garde civile espagnoles lors de ces mêmes événements. Une situation qui renvoie l’accusation d’inaction vers les autorités espagnoles, auxquelles plusieurs agences de presse internationales ont reproché de « ne pas avoir réagi sérieusement aux alertes concernant les risques liés aux tentatives d’intrusion massive de migrants en situation irrégulière ».
The post Des blessés aux dégâts matériels : le coût des événements de Sebta pour les forces de sécurité appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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