« Dans la continuité des attaques menées par l’ennemi sioniste et américain, le bâtiment de l’administration du gaz et la station (…) de gaz de la rue Kaveh à Ispahan ont été pris pour cible », a écrit Fars, seule agence iranienne à rapporter cet incident.
Ces installations ont été « partiellement endommagées », ajoute Fars sans préciser sa source.
Ispahan, grande ville du centre de l’Iran, est une ancienne capitale de l’empire perse.
Toujours selon Fars, « une attaque » a également visé « le gazoduc de la centrale électrique de Khorramshahr », ville portuaire du sud-ouest de l’Iran.
« Un projectile a touché les abords de la station de traitement du gazoduc de Khorramshahr », a souligné Fars, citant le gouverneur de cette ville limitrophe de l’Irak.
Le responsable a assuré que l’infrastructure fonctionnait normalement et que l’alimentation en gaz de Khorramshahr n’était pas perturbée.
Lundi, le président américain Donald Trump a annoncé un report « de cinq jours » des frappes qu’il menaçait de lancer dès lundi soir sur des centrales électriques et autres infrastructures en Iran si la République islamique ne débloquait pas le détroit d’Ormuz, voie stratégique pour l’approvisionnement mondial en hydrocarbures.
Plus tard, lors d’un échange avec la presse, il a déclaré que Washington et Téhéran avaient trouvé des « points d’accord majeurs » lors de négociations menées, selon lui, avec un « haut dirigeant » qui n’est pas le nouveau guide suprême, Mojtaba Khamenei.
Le ministère iranien des Affaires étrangères a nié lundi « toute négociation avec les Etats-Unis ». Il a toutefois reconnu avoir reçu via des « pays amis » des « messages transmettant une demande américaine de négociations » pour faire cesser le conflit.