Posted by - senbookpro -
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À rebours des discours relayés sur les réseaux sociaux qui présentent le Maroc comme une cible permanente de la jalousie ou de l’hostilité internationale, le Dr Tayeb Hamdi livre une analyse résolument optimiste de l’image du Royaume à l’étranger. Selon lui, les peuples du monde ne nourrissent « aucune haine » envers le Maroc. Ils lui témoignent, au contraire, « beaucoup d’amour, de considération et d’espoir », parce qu’ils y voient « un modèle vivant démontrant qu’il est possible de réussir par le travail plutôt que par les lamentations ».
Dans cette tribune, le médecin et analyste appelle ainsi à « fermer les canaux » des créateurs de contenu qui prospèrent sur la « victimisation » et l’exacerbation des ressentiments, afin de mettre en lumière « la véritable raison de cet amour mondial ».
Selon lui, chaque réussite marocaine sur la scène sportive ou politique, qu’elle soit continentale ou internationale, s’accompagne invariablement d’une vague de publications sur les plateformes numériques alimentant un discours de victimisation. « À chaque fois que le Maroc brille, certaines voix diffusent leur poison et reprennent le même refrain : « Les Arabes nous détestent, les Africains nous détestent, tout le monde nous jalouse parce que nous avons réussi dans le football et dans le développement » », relève-t-il.
Le Dr Hamdi reconnaît que « certaines parties très minoritaires », dépourvues de toute objectivité et instrumentalisées médiatiquement, peuvent effectivement tenir de tels discours. Mais il insiste sur le fait qu’elles ne représentent en rien la majorité. « L’immense majorité des hommes et des femmes libres respecte le Maroc et apprécie ses réalisations », affirme-t-il.
Pour l’auteur, cette perception négative est largement amplifiée par le fonctionnement même des plateformes numériques. « Le discours de haine, de ressentiment et de victimisation n’est que le reflet des algorithmes des réseaux sociaux, qui recherchent la provocation et le conflit afin d’augmenter leur audience », écrit-il. À cette logique technologique s’ajoutent, selon lui, les «marchands de clics », dont le modèle économique repose sur « la création de l’hostilité et la diffusion de contenus incendiaires alimentant les divisions entre les peuples ».
Face à cette dynamique, le Dr Hamdi invite à renverser complètement la perspective. « La véritable question n’est pas : « Pourquoi nous détestent-ils ? », mais : « Comment les avons-nous amenés à nous aimer ? » », écrit-il.
Selon lui, le Maroc est aujourd’hui devenu « une source d’inspiration pour les pays du Sud » et incarne « une histoire de réussite qui défie les obstacles ».
L’analyste prend pour illustration les dernières grandes compétitions internationales de football, au cours desquelles les manifestations de soutien au Maroc se sont multipliées bien au-delà de ses frontières. Il évoque l’enthousiasme des peuples d’Arabie saoudite, de Palestine, des Émirats arabes unis, du Qatar et de l’ensemble des pays du Golfe, mais aussi d’Irak, de Syrie, de Libye, de Mauritanie, de Malaisie, d’Indonésie, du Bangladesh, du Pakistan, du Mali, de Russie, de Bosnie-Herzégovine, du Mexique, des États-Unis, du Brésil, du Chili, ainsi que de nombreux pays africains, européens et asiatiques.
Autant de supporters qui, souligne-t-il, « n’ont aucun lien de nationalité avec le Maroc, mais ont veillé des nuits entières pour encourager avec un enthousiasme exceptionnel l’équipe nationale ». Le Dr Hamdi avance plusieurs explications à cette adhésion.
La première tient au besoin, pour les peuples du Sud, de disposer d’un modèle qui leur ressemble. « Ils recherchent un exemple inspirant », explique-t-il, estimant que ces sociétés « sont lassées de voir les récits de réussite monopolisés par les pays riches du Nord ». Elles souhaitent désormais voir « un pays issu des mêmes difficultés capable de surmonter la pauvreté et les défis pour réussir ».
Le deuxième facteur dépasse largement le cadre sportif. « La réussite marocaine n’est plus un simple exploit footballistique », écrit-il. Elle traduit, selon lui, « une volonté forte », incarnée par le développement des infrastructures, l’extension du réseau ferroviaire, la modernisation des aéroports, des routes ainsi que des espaces verts contribuant à améliorer la qualité de vie.
Le troisième argument est d’ordre politique. En soutenant le Maroc, ces peuples adressent également, selon lui, « un message implicite à leurs gouvernements ». À travers leur enthousiasme, ils rappellent que « ce pays était comme nous et parmi nous, avant de réussir grâce à ses propres capacités ». Une manière, selon l’auteur, d’inviter leurs dirigeants à suivre un chemin similaire.
Enfin, le Dr Hamdi estime que le Maroc s’est imposé par « le respect qu’il témoigne aux autres et son esprit sportif ». Il souligne que le Royaume offre « un modèle raffiné dans sa manière de traiter autrui », aussi bien à travers le comportement de ses supporters que celui de ses joueurs.
À cet égard, il rappelle que lors des compétitions continentales et internationales organisées au Maroc, « malgré le sentiment d’avoir parfois subi certaines injustices arbitrales, les supporters marocains sont restés pacifiques, n’ont ni vandalisé ni eu recours à la violence, préservant leur civisme et leur sens des responsabilités ».
L’analyste n’ignore pas pour autant l’existence de tensions entre certains États. Il rappelle qu' »historiquement et politiquement, il est naturel que certaines rivalités apparaissent entre pays voisins« , en raison de la géographie, de la géostratégie ou de la compétition pour le leadership régional. Ces différends, souligne-t-il, peuvent être compris « dans une certaine mesure » lorsqu’ils s’inscrivent dans un cadre politique ou sportif.
En revanche, il met en garde contre ce qu’il considère comme une dérive autrement plus préoccupante : « lorsque certains dirigeants, sur instruction de leur État, utilisent les médias et les réseaux sociaux pour imposer un discours de haine envers un peuple voisin ».
Pour le Dr Tayeb Hamdi, c’est précisément cette « rhétorique destructrice » que les peuples doivent collectivement refuser. Il appelle les sociétés à ne pas céder à cette logique de confrontation, estimant que les réseaux sociaux et leurs algorithmes ne doivent pas dicter la perception que les peuples ont les uns des autres.
The post Dr Hamdi : la "victimisation" sur les réseaux sociaux masque l'image réelle du Maroc appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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