Posted by - Senbookpro KAAYXOL -
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Le jury de la 22e édition du Festival du Film de Marrakech (FIFM), composé de huit personnalités de premier plan issues de quatre continents et de différentes générations, a tenu une conférence de presse, ce samedi 29 novembre, durant laquelle plusieurs sujet entourant le 7e art ont été discutés notamment l’utilisation de l’intelligence artificielle.
Le président du Jury de la compétition officielle de cette 22e édition, le réalisateur coréen Bong Joon Ho, ainsi que les membres du Jury, à savoir le réalisateur, scénariste et artiste visuel brésilien et algérien, Karim Aïnouz, le réalisateur marocain Hakim Belabbes, la réalisatrice et scénariste française Julia Ducournau, l’acteur et cinéaste iranien, Payman Maadi, la jeune actrice américaine Jenna Ortega, la scénariste et réalisatrice canadienne, Celine Song et l’actrice anglo-argentine Anya Taylor-Joy.
Connu pour son regard acéré sur la société, sa capacité à détourner les codes des genres cinématographiques et son esprit tranchant, Bong Joon Ho a ouvert le débat, se disant très honoré de présider cette 22e édition, inspiré par ses prédécesseurs, notamment Martin Scorses dont il a loué la présence il y’a quelques années.
Il a également tenu à rappeler que le cinéma coréen a toujours tenu une place de choix au sein du FIFM depuis des années. « Les réalisateurs coréens ont commencé à faire attention au Festival de Marrakech qu’ils leur permet d’avoir une certaine reconnaissance à l’international et mettre en lumière leur art », déclare-t-il, ajoute-t-il que cela l’avait inspiré lui-même à venir découvrir tous les aspects cinématographique qu’offre cet événement.

Le réalisateur coréen a également mis en avant le rôle prépondérant du festival dans la découverte des nouveaux talents, ce qui lui tient particulièrement à cœur.
« J’ai hâte d’aller à la rencontre des nouveaux artistes du cinéma, je veux découvrir quelqu’un de fou, qui a de l’audace, qui n’a pas peur de prendre des risques et c’est là ou réside toute la beauté de cet événement », s’est-il réjouit. Un avis partagé par tous les membres du jury, qui ont tenu à évoquer un autre sujet qui fait l’actualité dans le monde du cinéma : L’utilisation de l’intelligence artificielle dans les films.
Place de l’IA dans le cinéma, le jury met en garde
L’intelligence artificielle occupe aujourd’hui une place croissante dans l’industrie cinématographique, au point d’être devenue l’un des sujets les plus sensibles et débattus, notamment lors de l’échange du jury du FIFM 2025.
D’un côté, elle ouvre de nouvelles perspectives créatives : montage plus rapide, amélioration du son et de l’image, effets visuels générés automatiquement, avatars numériques, reconstitution d’acteurs disparus ou vieillissement rajeuni à l’écran.
Mais cette révolution s’accompagne aussi de craintes légitimes. Beaucoup s’interrogent sur la place de l’humain dans un cinéma où l’écriture, l’image ou même les acteurs pourraient être partiellement remplacés par des machines.
C’est le cas de Julia Ducournau, qui estime que l’IA peut être très controversée dans le monde du cinéma, même si elle loue cette technologie qui permet, selon elle, de réduire les coûts de production et de gagner du temps, elle met également en garde sur ce qui devrait simplement “rester un outil qui ne devrait jamais remplacer le côté humain du cinéma”.

Même son de cloche du côté de Celine Song et Jenna Ortega. La réalisatrice canadienne va plus loin et affirme que l’IA “détruit la planète et manipule l’être humain”, tandis que l’actrice américaine se dit “terrifiée” par ce qu’elle qualifie de “boîte de pandora”.
“L’enjeu est beaucoup trop élevé pour s’amuser avec l’IA, sachant qu’il s’agit d’un ordinateur sans âme, consommé tel un fast food”, s’inquiète-elle.
Le débat se joue donc entre fascination et inquiétude. Le cinéma devra sans doute apprendre à composer avec cette technologie, non pas pour s’y soumettre, mais pour l’intégrer avec intelligence : comme outil créatif, et non comme substitut de l’humain qui demeure, au fond, l’âme du septième art.
Avec cette sélection d’artistes, issus de multiples univers, qui ont animé un débat riche qui pousse à la réflexion, le Festival de Marrakech confirme sa volonté d’encourager le dialogue entre générations, cultures et styles cinématographiques. Le verdict final sera annoncé lors de la cérémonie de clôture, prévue le 6 décembre 2025.

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