Posted by - senbookpro -
on - Tue at 8:05 PM -
Filed in - Society -
-
15 Views - 0 Comments - 0 Likes - 0 Reviews
Le Maroc espère passer à la vitesse supérieure dans le projet de gazoduc Afrique-Atlantique reliant le Nigeria au Royaume avant la fin de l’année. La directrice générale de l’Office national des hydrocarbures et des mines (ONHYM), Amina Benkhadra, affirme que le traité final encadrant ce chantier stratégique devrait être signé d’ici la fin de 2026, ouvrant la voie à la création de la société chargée de sa réalisation.
Dans un entretien accordé à la plateforme spécialisée The Energy Year, la responsable indique que le projet a atteint un stade avancé. Les études de faisabilité et d’ingénierie ont été achevées, tandis que les études environnementales et sociales sont en voie de finalisation. Elle rappelle également que l’accord intergouvernemental a déjà reçu l’approbation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
Selon Amina Benkhadra, ce gazoduc dépasse le seul objectif de transport du gaz. Il doit contribuer à améliorer l’accès à l’énergie en Afrique de l’Ouest, renforcer l’intégration économique régionale et participer à la sécurité énergétique de l’Europe, où près de la moitié des capacités du futur pipeline serait destinée à l’exportation.
La directrice générale de l’ONHYM est également revenue sur la transformation de l’établissement en société anonyme, effective depuis juin 2026. Cette évolution s’inscrit, explique-t-elle, dans le cadre de la réforme des établissements publics engagée par le gouvernement afin de renforcer leur gouvernance et de diversifier leurs sources de financement.
Ce nouveau statut devrait permettre à l’Office de mobiliser davantage d’investissements et de développer des mécanismes de financement plus souples, tout en consolidant ses partenariats avec les opérateurs internationaux, ajoute-t-elle.
Interrogée sur la stratégie énergétique du Royaume, Amina Benkhadra souligne que le Maroc ne mise pas sur une opposition entre gaz naturel et énergies renouvelables. L’objectif consiste, selon elle, à développer simultanément les infrastructures d’importation de gaz naturel liquéfié (GNL), le gazoduc Afrique-Atlantique et la production nationale de gaz afin d’accompagner le déploiement des énergies renouvelables et de garantir la stabilité du système énergétique.
Elle cite notamment les gisements du Gharb, d’Essaouira et de Tendrara, ce dernier devant entrer en production d’ici la fin de l’année, ainsi que plusieurs bassins où des indices gaziers jugés prometteurs ont été identifiés.
Amina Benkhadra estime toutefois que le principal potentiel d’exploration se situe au large des côtes atlantiques. Elle évoque les résultats obtenus sur le gisement d’Anchois, au large de Larache, ainsi que les découvertes de gaz et de condensats dans la zone offshore de Boujdour et les indices d’hydrocarbures relevés entre Agadir et Tarfaya.
Ces perspectives ont, selon elle, contribué à attirer plusieurs groupes internationaux de l’énergie, parmi lesquels TotalEnergies, Shell, Chevron, BP, ExxonMobil, Repsol, mais aussi des sociétés indépendantes comme Kosmos Energy, Hunt Oil, SDX Energy ou Chariot.
La responsable affirme enfin que le Royaume entend valoriser ses ressources minières et énergétiques au-delà de leur simple extraction. L’ambition affichée consiste à développer des chaînes de valeur intégrées, allant de la transformation des matières premières à la fabrication de composants industriels, afin d’accroître la valeur ajoutée produite localement.
The post Gazoduc Maroc-Nigeria : Benkhadra s'attend à une signature du traité final avant fin 2026 appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
At our community we believe in the power of connections. Our platform is more than just a social networking site; it's a vibrant community where individuals from diverse backgrounds come together to share, connect, and thrive.
We are dedicated to fostering creativity, building strong communities, and raising awareness on a global scale.