Posted by - senbookpro -
on - 1 hour ago -
Filed in - Society -
-
4 Views - 0 Comments - 0 Likes - 0 Reviews
La guerre au Moyen-Orient est entrée dimanche dans son 16ᵉ jour, marquée par une série d’événements militaires, politiques et diplomatiques qui témoignent d’une escalade persistante entre l’Iran, Israël et leurs alliés.
Sur le terrain, une frappe israélienne a visé la région de Saïda, dans le sud du Liban, entraînant la mort d’un responsable du Hamas. Selon une source du mouvement islamiste, il s’agit de Wissam Taha, tué dans une attaque ciblée contre un appartement situé dans une zone résidentielle proche de la ville, qui abrite également le plus grand camp palestinien du pays.
Dans le même temps, les tensions diplomatiques se sont accentuées. Le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a affirmé que Téhéran disposait de « nombreuses preuves » montrant que des bases militaires des États-Unis au Moyen-Orient sont utilisées pour mener des attaques contre la République islamique. Il a évoqué l’existence d’images satellites et d’opérations de surveillance électronique appuyant ces accusations.
Parallèlement, un épisode inattendu s’est produit dans le domaine sportif. La capitaine de l’équipe féminine de football d’Iran, présente en Australie pour la Coupe d’Asie féminine de football, a retiré sa demande d’asile, selon les médias d’État iraniens. Cette décision intervient après le retrait similaire de trois autres joueuses, alors que six joueuses et un membre du staff avaient initialement demandé refuge après avoir été qualifiés de « traîtres en temps de guerre » pour avoir refusé de chanter l’hymne national.
Sur le plan religieux et humanitaire, le pape Léon XIV a renouvelé son appel à la paix dans la région lors de la prière de l’Angélus, exhortant à la fin des hostilités et à la reprise du dialogue. Il a également exprimé sa solidarité avec les victimes des attaques visant des écoles, des hôpitaux et des zones résidentielles.
Dans ce contexte tendu, Israël a exclu toute négociation directe avec le Liban pour mettre fin à la guerre déclenchée le 2 mars après une attaque du Hezbollah contre son territoire. Cette position intervient alors qu’une source officielle libanaise évoquait la formation d’une délégation pour discuter d’une possible désescalade, avec des discussions envisagées notamment à Paris ou à Chypre.
Sur le front militaire, l’armée iranienne a affirmé avoir mené des frappes de drones contre plusieurs cibles en Israël, notamment une importante unité de police et un centre de communications par satellite. Ces attaques s’inscrivent dans un cycle de ripostes qui s’intensifie depuis le début du conflit.
Dans le même temps, le chef de la diplomatie iranienne a mis en garde contre toute initiative susceptible d’élargir la guerre. Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français, Jean‑Noël Barrot, Abbas Araghchi a appelé les autres nations à éviter toute action pouvant provoquer une escalade, alors que le président américain Donald Trump a appelé à sécuriser le détroit d’Ormuz, passage stratégique pour le commerce mondial du pétrole.
Dans ce climat de confrontation, le gouvernement israélien a approuvé un budget d’urgence de 827 millions de dollars destiné à des achats militaires. Cette enveloppe, équivalente à 2,6 milliards de shekels, a été adoptée lors d’une réunion téléphonique des ministres et vise à répondre à des besoins sécuritaires immédiats, selon le quotidien Haaretz.
Les appels internationaux à la désescalade se multiplient néanmoins. Le ministre britannique de l’Énergie, Ed Miliband, a jugé essentiel de réduire les tensions au Moyen-Orient afin de préserver la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux transitant par le détroit d’Ormuz.
Dans la région, plusieurs pays redoutent désormais une extension du conflit. Les autorités de l’Irak se sont inquiétées de frappes de drones répétées près de l’aéroport de Bagdad, qui menacent une prison de haute sécurité abritant des membres présumés du groupe État islamique.
De son côté, la Corée du Sud a indiqué examiner la demande de Donald Trump d’envoyer un navire pour participer à la sécurisation du détroit d’Ormuz, route essentielle pour les exportations pétrolières du Golfe.
Sur le plan militaire, Israël a également annoncé avoir lancé « une vaste vague » de frappes contre des infrastructures iraniennes dans l’ouest de l’Iran, poursuivant ainsi son offensive menée conjointement avec les États-Unis contre la République islamique.
En parallèle, les autorités iraniennes ont arrêté au moins 20 personnes dans la province d’Azerbaïdjan occidental, accusées d’avoir transmis des informations sensibles à Israël concernant des sites militaires, policiers et sécuritaires.
Dans un ton particulièrement menaçant, les Gardiens de la Révolution islamique ont juré de « traquer et tuer » le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, affirmant qu’ils poursuivraient leurs efforts pour l’éliminer.
Enfin, les tensions se font également sentir dans plusieurs pays du Golfe. De fortes explosions ont été entendues à Manama, capitale du Bahreïn. Depuis le début de la guerre, ce pays affirme avoir intercepté 125 missiles et 203 drones iraniens, tandis que des attaques similaires dans la région ont fait plusieurs victimes. L’Arabie saoudite a annoncé avoir détruit dix drones visant l’est du pays et Riyad, alors que les Gardiens de la Révolution islamique ont assuré que ces attaques n’étaient pas liées à l’Iran. Les Émirats arabes unis ont également indiqué avoir intercepté des missiles et des drones.
The post Guerre au Moyen-Orient : la tension reste vive au 16ᵉ jour de guerre appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
At our community we believe in the power of connections. Our platform is more than just a social networking site; it's a vibrant community where individuals from diverse backgrounds come together to share, connect, and thrive.
We are dedicated to fostering creativity, building strong communities, and raising awareness on a global scale.