Posted by - senbookpro -
on - Mon at 10:35 AM -
Filed in - Society -
-
3 Views - 0 Comments - 0 Likes - 0 Reviews
Le ministre de la Santé et de la Protection sociale, Amine Tahraoui, a donné ce lundi à Casablanca le coup d’envoi de la première édition du salon GITEX Future Health Africa Morocco. Ce nouvel événement continental reflète la transformation du Maroc en plateforme clé pour repenser l’avenir des systèmes de santé en Afrique, à travers la digitalisation et l’intelligence artificielle.
Organisée sous le haut patronage du roi Mohammed VI, cette manifestation est le fruit d’un partenariat entre le ministère de la Santé et la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, avec l’organisation de KAOUN International. Pendant trois jours, le salon réunit plus de 200 exposants issus d’une trentaine de pays, dont de grands acteurs des industries pharmaceutiques et des technologies de santé.
Dans son discours d’ouverture, le ministre a souligné que le secteur de la santé n’est plus seulement un service public, mais un enjeu stratégique mondial. Il a relevé que l’Afrique connaît une accélération dans plusieurs domaines, tandis que la technologie évolue plus rapidement que la capacité des systèmes de santé à l’absorber, imposant ainsi d’accélérer les réformes et d’adopter des solutions innovantes.
Il a également mis en avant les usages concrets de l’intelligence artificielle dans la santé : prévision précoce des épidémies, développement de la télémédecine pour réduire les inégalités territoriales, appui au diagnostic dans les zones en manque de personnel, et contribution aux interventions médicales complexes.
Le ministre a insisté sur le fait que l’Afrique dispose des atouts nécessaires pour atteindre sa souveraineté sanitaire, appelant à renforcer la coordination entre pays africains afin de créer un marché commun des médicaments et équipements médicaux, développer une production conjointe de vaccins et mettre en place des systèmes épidémiologiques intégrés basés sur le partage de données.

De son côté, Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’Organisation mondiale de la santé, a salué dans un message vidéo le rôle de leader du Maroc dans le soutien à la santé en Afrique. Il a toutefois souligné que l’enjeu ne réside pas uniquement dans la disponibilité de la technologie, mais dans sa conception et son utilisation, garantissant la protection des données, la confiance des citoyens et le soutien aux professionnels de santé.
Younes Bajjou, directeur délégué de la Fondation Mohammed VI des Sciences et de la Santé, a affirmé que la transformation numérique du secteur doit s’inscrire dans une logique d’équité, d’accès universel et de souveraineté sanitaire, en cohérence avec la vision royale de réforme du système de santé.
Il a décrit cet événement comme « un espace symbolique où se dessine l’avenir de la médecine africaine », soulignant que la santé n’est plus un simple coût, mais un investissement stratégique majeur nécessitant la réduction des inégalités sociales et territoriales et l’élargissement de l’accès aux soins.

Il a également indiqué que la fondation agit en complément des politiques publiques, à travers le développement des infrastructures, le renforcement de la formation et de la recherche scientifique, ainsi que l’intégration des technologies modernes, notamment l’intelligence artificielle, qui offre de grandes opportunités pour le diagnostic précoce, l’amélioration des traitements et le développement de la médecine personnalisée.
Le responsable a mis en garde contre les risques de fracture numérique pouvant accentuer les inégalités, appelant à une approche globale garantissant une distribution équitable des technologies de santé, afin que tous les citoyens, quel que soit leur lieu de résidence, puissent bénéficier de services de santé avancés.

Au niveau continental, Bajjou a souligné que la souveraineté sanitaire ne peut être atteinte dans un cadre strictement national, mais nécessite un renforcement de la coopération africaine à travers le partage des connaissances, le transfert de technologies et le développement des capacités locales. Il a évoqué à cet égard la référence de la Déclaration de Dakhla comme base d’une coopération Sud-Sud durable dans le domaine de la santé.
Pour sa part, Yasmine Lahlou Filali, présidente de la Fédération marocaine de l’industrie et de l’innovation pharmaceutiques, a affirmé que « la santé de demain sera numérique ou ne sera pas », ajoutant qu’elle sera également « industrielle, souveraine et inclusive », soulignant la nécessité de construire un écosystème intégré réunissant tous les acteurs.
Elle a insisté sur le fait que les défis actuels ne peuvent être relevés par un seul acteur, appelant à la mise en place d’un système associant le secteur public, l’industrie pharmaceutique, les entreprises technologiques, les investisseurs, les universités et les startups.
Enfin, elle a estimé que le salon GITEX Future Health Africa Morocco constitue une plateforme idéale pour favoriser ce type de synergie, en encourageant le dialogue, l’innovation et le développement de projets communs.
The post Health Africa Morocco: Le Maroc se positionne comme hub africain de la santé digitale appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
At our community we believe in the power of connections. Our platform is more than just a social networking site; it's a vibrant community where individuals from diverse backgrounds come together to share, connect, and thrive.
We are dedicated to fostering creativity, building strong communities, and raising awareness on a global scale.