Posted by - senbookpro -
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L’Algérie qui multiplie les rencontres avec les pays européens, n’a pas réussi à aborder le dossier du Sahara avec la Belgique, la Serbie et la Croatie, trois pays qui ont annoncé leur soutien au plan d’autonomie marocain.
Alors que le dossier avait été évoqué lors de la visite express de la Première ministre italienne, Giorgia Meloni, à Alger, dans un contexte de dépendance accrue en gaz, mais tout en faisant preuve de prudence, la partie algérienne n’a tiré aucune déclaration de Belgrade, Bruxelles ou de Zagreb.
Lors d’une visite du Premier ministre serbe, Duro Macut, en Algérie, aucune mention du Sahara n’a été faite. Cela s’explique par la posture de Belgrade qui avait rappelé sa position de principe « contre le sécessionnisme et le séparatisme » en juin 2023 juste après une visite du ministre algérien des Affaires étrangères, Ahmed Attaf, qui avait tenté de faire un parallèle avec le Kosovo.
Le ministre algérien des Affaires étrangères qui se trouve depuis lundi en Europe, pour mener des rencontres avec ses homologues belge et croate, n’a réussi à soutirer aucune déclaration ou position de ces pays sur le Sahara marocain.
Et pour cause, ces deux pays ont déjà pris position en soutenant le plan d’autonomie et en affichant une proximité avec le Maroc. La Croatie avait estimé que le plan d’autonomie était une base solide de règlement du conflit autour du Sahara à l’issue d’une rencontre avec Nasser Bourita en avril 2025.
Plus récemment, la Belgique s’est positionnée avec plus de clarté sur le sujet le 2 mars à la suite d’une visite officielle au Maroc du Vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, des Affaires européennes et du Commerce extérieur du Royaume de Belgique, Maxime Prévot. Bruxelles a estimé que l’initiative d’autonomie sous souveraineté marocaine était « la base la plus adéquate, sérieuse, crédible et réaliste » pour résoudre le différend régional du Sahara.
L’Algérie se rend à l’évidence depuis peu, en réalisant que ses tentatives de pressions n’ont pas permis de faire changer les positions des Etats sur la question. Ses bras de fer engagés avec la France et l’Espagne n’ont donné rien d’autre que des crises économiques et bilatérales qui se sont inscrites dans le temps.
Avec l’Espagne, le conflit s’est finalement réglé sans aucun gain pour l’Algérie, comme en témoigne la visite officielle du chef de la diplomatie espagnole, José Manuel Albares à Alger, qui a acté la réactivation de leur traité d’amitié sans changement de position sur le Sahara.
Si actuellement dans un contexte de guerre au Moyen Orient, les pays européens se tournent vers l’Algérie pour explorer les possibilités d’envoi de gaz, cet intérêt n’est pas suffisant pour infléchir leurs positions sur le dossier du Sahara.
En effet, si l’Algérie est devenue un partenaire énergétique important dans un contexte international marqué par les tensions et la recherche de diversification des approvisionnements, les pays européens semblent dissocier clairement leurs intérêts économiques de leurs choix diplomatiques et politiques.
Il apparait donc que ni la dépendance partielle au gaz algérien ni les opportunités de coopération énergétique n’ont permis à Alger d’obtenir des concessions politiques sur une question qu’elle considère pourtant comme centrale.
Cela démontre que les équilibres géopolitiques autour du Sahara ne se jouent pas sur des considérations conjoncturelles, mais plutôt sur des éléments stratégiques et politiques de long terme, sur lesquels l’Algérie peine à peser.
The post L’Algérie échoue à relancer le dossier du Sahara auprès de partenaires européens appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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