Posted by - senbookpro -
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Pris par le réalisme politique, le leader du parti d’extrême droite Vox, Santiago Abascal, a adouci son discours envers le Maroc en déclarant qu’il ne serait « pas un ennemi ». Des propos qui contrastent fortement avec ses prises de position habituelles.
Dans une interview accordée au podcast DailyTalkVibe début avril, le chef de file de Vox a déclaré : « Je ne pense pas que le Maroc soit l’ennemi. Je le dis parce que parfois, quand on nous écoute, on se dit : “Ils doivent le penser, non ?” Le Maroc est un pays voisin avec lequel nous devons entretenir de bonnes relations, fondées sur le respect. »
Cette déclaration n’est pas passée inaperçue et a suscité de l’incompréhension en Espagne, notamment chez les médias qui ont relevé un changement dans « son discours belliqueux » à l’égard du Royaume du Maroc.
Alors qu’il critique le Maroc à tout bout de champ, en faisant de ce sujet le cœur de sa campagne, notamment en dénonçant les relations entre Madrid et Rabat, en accusant le Royaume d’exercer une pression migratoire ou encore en remettant sur la table la question de la souveraineté de Sebta et Melilla, Abascal a semblé vouloir apaiser le ton, conscient que la relation entre les deux pays reste incontournable.
Le Maroc est un partenaire essentiel pour l’Espagne sur des dossiers sensibles et stratégiques : immigration, lutte antiterroriste, commerce, énergie ou encore contrôle des frontières autour de Sebta et Melilla, sans oublier les opportunités commerciales qui pourraient émerger dans les prochaines années.
Perçu comme un parti parfois déconnecté de la réalité, et confronté à la politique menée par le PSOE, qui satisfait globalement une partie des Espagnols, Vox cherche à gagner en crédibilité et en légitimité en lissant son discours afin de se donner une image plus « présidentiable », sans inquiéter les milieux économiques, diplomatiques et sécuritaires espagnols, qui privilégient généralement la stabilité des relations bilatérales.
La presse ibérique explique ce changement de ton chez Abascal par « une pression diplomatique accrue des États-Unis et d’Israël visant à saper la souveraineté espagnole sur Sebta et Melilla, au profit des intérêts stratégiques de Rabat », selon Diario Socialista.
Le média cite une analyse publiée par le journal israélien Ynet, qui suggère que le gouvernement de Benjamin Netanyahu préparerait le terrain diplomatique pour « soutenir les revendications du Maroc sur ces enclaves nord-africaines », et estime que « cette manœuvre pourrait viser à punir le refus du gouvernement espagnol de collaborer directement avec le Pentagone dans la campagne militaire contre l’Iran ».
La question de la souveraineté de Sebta et Melilla serait au cœur de cet adoucissement de façade du chef de Vox, qui n’a cependant pas oublié de qualifier la relation de son pays avec le Maroc de « relation de soumission », tout en insistant sur la nécessité d’avoir des « frontières fermes et sécurisées ».
Diario Socialista ajoute que « la reconfiguration de la carte des alliances dans la région est soutenue par l’entourage du président américain Donald Trump, d’où ont fuité des informations remettant en cause la souveraineté espagnole sur les deux villes autonomes ».
The post « Le Maroc n’est pas un ennemi » : le chef de Vox crée la surprise en Espagne appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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