Posted by - senbookpro -
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Les écarts de prévalence du virus de l’immunodéficience humaine (VIH) parmi les consommateurs de drogues par injection demeurent considérables à l’échelle du continent africain. C’est ce que révèlent les données détaillées publiées dans le Rapport mondial sur les drogues des Nations unies, qui mettent en évidence des disparités allant de plus de 87 % dans certains pays à près de 1 % dans d’autres, illustrant des situations épidémiologiques très contrastées selon les régions.
En Afrique du Nord, la Libye affiche de loin le taux le plus élevé. Selon une étude réalisée en 2010, la prévalence moyenne du VIH parmi les usagers de drogues injectables y atteint 87,1 %. L’Égypte arrive en deuxième position avec un taux de 10,9 % enregistré en 2024, sur la base d’un échantillon de 1.345 hommes. La Tunisie suit avec une prévalence de 8,8 % en 2020.
Le Maroc se situe à un niveau inférieur, avec un taux de 5,3 % relevé en 2023 auprès d’un échantillon de 613 personnes âgées de plus de 18 ans. À l’autre extrémité du classement régional, l’Algérie présente la prévalence la plus faible d’Afrique du Nord, avec 1,1 % en 2024.
Les données des Nations unies soulignent également une situation particulièrement préoccupante en Afrique australe. En Afrique du Sud, la prévalence du VIH parmi les consommateurs de drogues par injection a atteint 47,3 % en 2023, selon une enquête portant sur 1.259 personnes. Au Mozambique, les estimations disponibles, issues de données recueillies en 2014, situent ce taux dans une fourchette comprise entre 19,9 % et 50,1 %, tandis que la Zambie enregistre une prévalence de 24 % en 2024.
En Afrique de l’Est, la Tanzanie présente un taux moyen de 36 %, ce qui en fait le pays le plus touché de cette région selon les données compilées dans le rapport. Les Seychelles affichent une prévalence de 23 % en 2019, suivies de l’île Maurice avec 21,2 % en 2020. L’Ouganda enregistre un taux de 17 % en 2017, tandis que le Burundi atteint 14,1 % en 2022. Plus bas dans le classement figurent le Kenya (8,9 %), Madagascar (8,4 %) et l’Éthiopie, dont la prévalence est estimée à 3,7 % en 2024. Les Comores ferment la marche avec le taux le plus faible de la région, soit 1,8 % en 2017.
Le rapport consacre enfin un volet à l’Afrique de l’Ouest et à l’Afrique centrale, où le Cap-Vert présente le niveau de prévalence le plus élevé, avec 20 % en 2011. Il est suivi du Liberia (14,4 % en 2020) et du Nigeria (10,9 %), ce dernier sur la base d’un échantillon de plus de 4.000 personnes. Le Mali enregistre un taux de 5,1 %.
Les écarts se resserrent ensuite entre plusieurs pays de la région : la Sierra Leone affiche une prévalence de 4,2 %, la République démocratique du Congo 3,9 %, tandis que le Sénégal et le Tchad enregistrent chacun 3,7 %. La Côte d’Ivoire et le Togo présentent un taux identique de 3,4 %, devant le Bénin avec 2,1 %. Le Ghana clôt enfin ce classement régional avec la prévalence la plus faible, estimée à 1,2 % en 2022.
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