Posted by - senbookpro -
on - May 6 -
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À quelques mois des élections législatives prévues en septembre 2026, la bataille pour la direction du prochain gouvernement s’intensifie. Entre partis de la majorité et formations de l’opposition, les lignes commencent à bouger, sans qu’aucun scénario ne s’impose clairement à ce stade.
Les principales formations politiques multiplient les rencontres, forums et initiatives de terrain pour affiner leurs offres programmatiques et mobiliser leurs bases. L’objectif affiché est de convaincre un électorat de plus en plus exigeant mais aussi réticent, dans un contexte marqué par la pression sociale, la hausse du coût de la vie et les incertitudes internationales.
La question centrale demeure : le futur chef de l’Exécutif sera-t-il issu de la majorité actuelle – composée notamment du Rassemblement national des indépendants (RNI), du Parti Authenticité et modernité (PAM) et du parti de l’Istiqlal (PI) – ou assistera-t-on à une recomposition ouvrant la voie à des partis aujourd’hui dans l’opposition, comme l’Union Socialiste des Forces Populaires (USFP), le Mouvement populaire ou encore le parti de la justice et du développement (PJD)?
Pour Abbas Louardi, politologue, l’enjeu dépasse les simples équilibres partisans. « Les élections de 2026 ne seront pas une reproduction des scrutins précédents. Elles interviennent dans un contexte de fortes attentes sociales et de transformation du rapport des citoyens à la politique », analyse-t-il dans une déclaration à Hespress FR.
Selon lui, trois facteurs seront déterminants dans la course à la Chefferie du gouvernement.
D’abord, la capacité des partis à renouveler leur discours politique. « Le langage classique ne fonctionne plus. Le citoyen attend des propositions claires, concrètes et crédibles », souligne Louardi. Avec la montée du niveau de conscience politique, l’électeur marocain se montre aujourd’hui plus attentif aux engagements réels qu’aux slogans.
Ensuite, la question du marketing politique s’impose comme un levier stratégique. Il ne s’agit plus seulement de communiquer, mais de proposer des programmes réalistes, en phase avec les préoccupations quotidiennes. « Les partis doivent parler vrai, expliquer ce qui est faisable et assumer leurs choix », estime le politologue.
Enfin, la reconstruction de la confiance entre citoyens et acteurs politiques apparaît comme un enjeu clé. Selon Louardi, « la prochaine étape politique reposera sur une forme de contrat clair entre le parti et l’électeur. Sans crédibilité ni suivi des engagements, aucune formation ne pourra espérer convaincre durablement« .
Dans ce contexte, les élections de 2026 pourraient marquer un tournant. Plus qu’une simple alternance, c’est une nouvelle manière de faire de la politique qui semble se dessiner, portée par un électorat moins tolérant aux promesses non tenues et plus attentif aux résultats concrets.
Et le politologue de conclure en s’interrogeant : « quelle formation ou coalition, saura incarner cette attente et s’imposer comme force de gouvernance? Qui saura convaincre pour former le gouvernement de 2026 ? Sera-ce l’ensemble des partis du trio de tête, ou certains d’entre eux rejoints par d’autres partis d’opposition et une majorité alignée dans l’opposition? ».
The post Législatives 2026 : majorité reconduite ou recomposition politique ? Le jeu reste ouvert appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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