Posted by - senbookpro -
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Selon les récentes données du rapport sur la politique monétaire de Bank Al-Maghrib (BAM), présenté lors de la première réunion trimestrielle de son Conseil pour l’année 2026, la croissance annuelle des crédits bancaires accordés au secteur non financier a connu une accélération notable. Elle a atteint 5,3 % en janvier 2026, contre 4,7 % à la fin du quatrième trimestre 2025.
En analysant les grandes tendances, le « rapport sur la politique monétaire » révèle un ralentissement du rythme de croissance des crédits à la consommation destinés aux ménages, s’établissant à 3,7 %. De même, la progression des crédits immobiliers a reculé à 2,5 % à la fin du premier mois de l’année en cours.
Une forte reprise a également marqué les financements alloués aux entreprises publiques, qui ont enregistré une croissance de 1,6 % en janvier 2026. Cette évolution positive intervient après une période de contraction observée au dernier trimestre 2025, où ces crédits avaient chuté de 3,7 %.
Cette dynamique d’accélération n’a pas épargné les crédits destinés aux entreprises privées non financières, dont le taux de croissance est passé de 2,9 % au dernier trimestre 2025 à 3,7 % à fin janvier 2026.
Selon les données de la Banque Centrale marocaine, cette hausse s’explique principalement par la forte progression des « crédits d’équipement », qui ont atteint 14,5 % (contre 13,9 % précédemment), ainsi que par l’augmentation des « prêts à la promotion immobilière », s’établissant à 7,2 % (contre 6,6 %). Parallèlement, la baisse des facilités de trésorerie s’est stabilisée à -4,3 %.
Concernant les prêts accordés aux ménages marocains, les mêmes données officielles confirment un ralentissement de leur croissance annuelle, passant de 3,7 % au quatrième trimestre 2025 à 3,4 % à fin janvier 2026, selon les chiffres disponibles à la mi-mars.
Dans le détail, la croissance des crédits à la consommation est tombée de 4,9 % à 3,7 %, tandis que celle des prêts immobiliers a baissé de 2,8 % pour se stabiliser à 2,5 % sur la même période.
Ces statistiques illustrent une mutation des priorités de la demande intérieure au Maroc, qui s’oriente désormais davantage vers l’investissement productif des entreprises au détriment de la consommation des ménages.
Concernant le coût du crédit au quatrième trimestre 2025, les résultats de l’enquête de Bank Al-Maghrib font état d’une quasi-stabilité du taux d’intérêt débiteur global moyen, qui s’établit à 4,82 %. Les taux sont restés stables à 5,69 % pour les particuliers, et à 4,72 % pour les entreprises non financières.
Il convient de noter que la baisse cumulée des taux d’intérêt sur les crédits bancaires accordés au secteur non financier – entre le début de l’assouplissement monétaire en juin 2024 et le quatrième trimestre 2025 – a atteint 61 points de base, contre une baisse de 75 points de base pour le taux directeur.
Cette dynamique du crédit s’est accompagnée de pressions structurelles croissantes sur la trésorerie des banques et leur besoin en liquidité. Le rapport indique un creusement du déficit de liquidité bancaire, atteignant une moyenne de 132,8 milliards de dirhams en janvier et février 2026, contre 130,7 milliards à la fin de l’année précédente.
La Banque Centrale attribue ce déficit principalement à la hausse continue de la circulation fiduciaire (cash). Cette situation a poussé Bank Al-Maghrib à intensifier ses interventions, portant ses injections de liquidité de 146,6 milliards à 149 milliards de dirhams. Les instruments d’intervention se sont diversifiés : avances à 7 jours (56,4 MMDH), opérations de pension livrée (53,1 MMDH) et prêts garantis pour soutenir le financement des TPME (39,3 MMDH). L’objectif étant de garantir la stabilité du marché monétaire et l’alignement des taux interbancaires sur le taux directeur.
Malgré cette pression persistante sur la liquidité, le système bancaire a fait preuve de résilience en maîtrisant le coût du crédit (maintien du taux global à 4,82 % fin 2025).
Cependant, les projections à moyen terme de Bank Al-Maghrib indiquent que le défi de la liquidité persistera. Les besoins des banques devraient atteindre 148,3 milliards de dirhams à fin 2026, avant de se creuser davantage pour s’établir à 169,4 milliards en 2027. Ce contexte nécessite le maintien d’une politique monétaire accommodante afin d’accompagner l’accélération du crédit bancaire, dont la croissance devrait atteindre 6 % cette année.
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