Posted by - senbookpro -
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L’affaire de la mort d’Abderrahim Fqir continue d’alimenter le débat en Italie et vire aux règlements de comptes politiques. Alors que les circonstances du décès de ce ressortissant marocain lors d’une intervention policière à Bologne font l’objet d’une enquête judiciaire, le principal syndicat de la police italienne est monté au créneau pour défendre les agents impliqués, tout en condamnant les violences qui ont éclaté lors des manifestations organisées après le drame.
Le Syndicat italien unifié des travailleurs de la police (SIULP) a annoncé s’être constitué partie civile dans la procédure pénale ouverte à la suite des affrontements ayant suivi le décès du jeune Marocain. Selon l’organisation, ces incidents ont fait plusieurs dizaines de blessés parmi les forces de l’ordre et provoqué d’importants dégâts matériels.
Dans un communiqué, la branche du syndicat à Bologne indique qu’elle assurera gratuitement la défense juridique des policiers blessés et accompagnera leurs démarches afin d’obtenir réparation pour les préjudices physiques, moraux et économiques subis. Le SIULP affirme que cette initiative vise à défendre « la dignité des femmes et des hommes en uniforme » et à lutter contre « toute forme de violence organisée ».
Le secrétaire provincial du syndicat à Bologne, Pasquale Palma, a présenté ses condoléances à la famille d’Abderrahim Fqir, tout en exprimant sa confiance dans le travail de la justice italienne.
« Je tiens à adresser à la famille d’Abderrahim Fqir mes plus sincères condoléances, avec la conviction que la justice fera toute la lumière sur cette affaire », a-t-il déclaré.
Il estime toutefois que le climat ayant précédé les manifestations a contribué à alimenter une hostilité croissante envers les forces de l’ordre.
« Le contexte qui a précédé et accompagné cette manifestation, soutenu également par certains responsables institutionnels, a alimenté de manière irresponsable l’hostilité envers la police et favorisé des épisodes de violence et de destruction », a-t-il affirmé.
Selon lui, « remettre en cause la légitimité des forces de l’ordre revient à affaiblir l’État et à laisser le champ libre à ceux qui privilégient la violence plutôt que le dialogue, fondement de toute démocratie ».
Au niveau national, le SIULP défend également l’action des policiers impliqués dans l’intervention qui a précédé le décès du ressortissant marocain.
Son secrétaire général, Felice Romano, rappelle que les agents sont intervenus après plusieurs appels d’urgence signalant « une personne en état d’extrême agitation, agressant des passants et dégradant des biens ».
« Face à la perte d’une vie humaine, nos premières pensées vont à la douleur de la famille. Toute vie perdue est une perte pour l’ensemble de la société », a-t-il déclaré.
Tout en exprimant cette compassion, le responsable syndical affirme toutefois avoir « une confiance totale dans le professionnalisme et la légitimité de l’action des policiers ».
Selon lui, l’intervention s’est déroulée « dans le respect du principe de proportionnalité ». Il souligne notamment que les agents, bien qu’équipés de pistolets à impulsion électrique, ont choisi d’utiliser uniquement du gaz lacrymogène au poivre, en présence des secours et avec l’aide de plusieurs citoyens ayant participé à la maîtrise de la victime.
Le syndicat critique par ailleurs les réactions politiques ayant suivi le drame, estimant que certains responsables cherchent davantage à exploiter l’affaire qu’à apaiser les tensions.
« Il est particulièrement grave que certains semblent alimenter la confrontation au lieu de contribuer à faire la lumière sur les faits, au risque d’encourager des tensions institutionnelles », a estimé Felice Romano.
Le responsable syndical assure enfin que les policiers concernés se sont immédiatement mis à la disposition de la justice et appelle à laisser les magistrats établir les faits, plutôt que de tirer des conclusions à partir « de vidéos sorties de leur contexte et diffusées sur les réseaux sociaux ».
La mort d’Abderrahim Fqir est devenue une affaire particulièrement sensible en Italie. Les images de son interpellation ont suscité une vive émotion et relancé le débat sur l’usage de la force par les forces de l’ordre.
Les autorités judiciaires de Bologne poursuivent leurs investigations afin de déterminer les circonstances exactes du décès, tandis que le Maroc, par la voix du ministère des Affaires étrangères, a appelé les autorités italiennes à mener une enquête complète afin d’établir les responsabilités.
The post Mort d'Abderrahim Fqir : la police italienne défend son intervention, l'enquête se poursuit appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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