Posted by - senbookpro -
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Mieux évaluer l’impact des transports sur les émissions polluantes, la qualité de l’air, l’urbanisation, la consommation énergétique ou encore l’accès aux services essentiels. C’est l’objectif d’un futur dispositif de suivi de la mobilité durable actuellement en préparation, avec Rabat retenue comme zone pilote avant une possible généralisation à l’échelle nationale.
Longtemps reléguée au second plan dans les politiques de transport, la question de la mesure revient au centre du débat. Alors que les grandes agglomérations font face à une congestion croissante, à une pression accrue sur les infrastructures et à des enjeux environnementaux de plus en plus visibles, un nouveau chantier se prépare autour du suivi de la mobilité durable.
À travers une mission pilotée dans le cadre d’un programme porté par la coopération allemande (GIZ), un bureau d’études sera chargé de renforcer le système national d’observation de l’environnement via la création d’un dispositif spécifique consacré à la mobilité durable. L’objectif affiché est de mieux outiller les pouvoirs publics dans l’évaluation de leurs politiques de transport et dans la planification urbaine.
Le document souligne que le secteur du transport constitue l’un des principaux contributeurs aux émissions de gaz à effet de serre, dans un contexte marqué par l’urbanisation rapide, l’augmentation de la demande en déplacement et la nécessité d’accélérer la transition énergétique. Les autorités cherchent ainsi à disposer d’indicateurs plus fins pour mieux comprendre les transformations en cours.
La première phase du projet prévoit un état des lieux complet de la mobilité durable. Il s’agira notamment d’examiner les politiques publiques existantes, les réseaux de bus, tramways et trains, les infrastructures cyclables, les services de mobilité partagée, mais aussi les inégalités d’accès aux services essentiels comme l’éducation, la santé ou l’emploi.
Le chantier prévoit également un benchmark international afin d’identifier les meilleures pratiques adoptées dans d’autres pays en matière de gouvernance de la mobilité et de suivi des performances.
Le deuxième volet porte sur la conception concrète du futur système de suivi. Le futur prestataire devra proposer une feuille de route nationale intégrant des outils avancés comme les systèmes d’information géographique, l’imagerie satellite, l’intelligence artificielle, l’analyse de données massives et des solutions de modélisation pour suivre plus précisément les flux de transport et leurs impacts.
Le futur dispositif devra notamment mesurer la pollution de l’air liée à la circulation, les émissions carbone, l’évolution de l’occupation des sols, la consommation énergétique ainsi que les effets territoriaux des politiques de mobilité.
Rabat servira de terrain pilote pour tester ce dispositif, notamment sur les questions d’infrastructures, d’impacts environnementaux et de projections territoriales. La mission doit démarrer le 27 mai pour s’achever fin décembre 2026.
Au-delà de son aspect technique, ce projet traduit une évolution plus profonde : la mobilité n’est plus seulement pensée comme une question d’infrastructures, mais comme un enjeu environnemental, social et économique qui exige désormais des outils de pilotage beaucoup plus précis.
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