Posted by - senbookpro -
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Face à la flambée des prix des carburants, les autorités publiques commencent à envisager des pistes pour épargner le marché national. Ainsi, le Conseil de la concurrence planche sur un dispositif national de stockage stratégique, tandis que le Chef du gouvernement pourrait mettre en place une commission interministerielle pour encadrer les prix et protéger le pouvoir d’achat.
Le Conseil de la concurrence mène actuellement une étude approfondie sur les stocks stratégiques de produits pétroliers, incluant carburants et dérivés. L’objectif est, d’après une source bien informée contactée par Hespress, de définir les modalités de mise en place d’un dispositif national de stockage, tout en respectant scrupuleusement les règles de la concurrence loyale. L’enjeu principal : garantir un stock à caractère national, sans qu’il ne soit associé à un opérateur économique spécifique.
Selon la même source, parmi les options à l’étude figure la création d’un système national de stockage mutualisé. Celui-ci permettrait aux entreprises du secteur de coopérer pour l’acquisition et le stockage des produits dans un cadre collectif. Une approche qui, selon cette lecture, pourrait concilier l’impératif d’intérêt général et la préservation des équilibres du marché.
Toutefois, cette forme de coopération reste étroitement encadrée. « Elle nécessite l’accord préalable et le suivi du Conseil de la concurrence afin d’éviter toute distorsion », précise la source, soulignant que les mécanismes d’achats et de stockage en commun obéissent à des règles strictes qui doivent être rigoureusement respectées.
Dans ce cadre, le Conseil poursuit ses travaux en prenant en compte l’ensemble des enjeux liés à la régulation du marché et à la transparence des pratiques. L’objectif est d’écarter tout impact susceptible d’altérer la concurrence entre les opérateurs.
La source insiste également sur la finalité de ces stocks stratégiques : ils ne visent pas à influencer les prix, mais à sécuriser l’approvisionnement du marché national et à garantir sa continuité en toutes circonstances. Pour rappel, la législation impose la constitution d’un stock équivalant à au moins 60 jours de consommation pour ces produits essentiels.
Elle souligne par ailleurs qu’un niveau de stock élevé sur plusieurs mois ne se traduit pas automatiquement par une capacité de régulation des prix. « Ces stocks peuvent avoir été constitués à des niveaux de prix élevés, alors même que les cours internationaux amorcent une baisse », explique-t-elle, posant ainsi la question du délai de transmission de ces fluctuations au marché local.
Dans cette optique, le Conseil de la concurrence considère que les stocks stratégiques ne doivent en aucun cas être mobilisés comme un levier d’intervention sur les prix, que ce soit à la hausse ou à la baisse, au risque de perturber le fonctionnement du marché.
Leur rôle demeure strictement limité à la gestion des aléas d’approvisionnement, tels que les retards de livraison ou les perturbations logistiques. À travers cette étude, le Conseil entend contribuer, aux côtés des autorités publiques concernées, à renforcer le dispositif national de stockage et à consolider la souveraineté énergétique, sans compromettre les principes de la concurrence.
Par ailleurs, la chefferie du gouvernement s’apprêterait elle aussi à se pencher sur la question des prix et des stocks. En effet, selon des informations attribuées à des sources gouvernementales, le Chef du gouvernement aurait décidé de mettre en place une commission technique interministerielle chargée d’analyser l’ampleur des récentes hausses des carburants au Maroc, survenues dans la nuit du 16 mars, dans le contexte des tensions croissantes au Moyen-Orient et de leurs répercussions sur le marché énergétique international.
Cette commission devrait évaluer l’impact direct de ces augmentations sur la capacité d’achat des citoyens, ainsi que sur le coût du transport, de la production et des services. Plusieurs pistes sont à l’étude, notamment la possibilité de plafonner temporairement les prix des carburants afin de limiter les hausses successives qui ont suscité inquiétude et mécontentement dans l’opinion publique.
Parmi les options envisagées figure également la suspension du système de libéralisation des prix, permettant à l’État de reprendre la main sur la régulation du marché et le contrôle des niveaux de prix dans cette période sensible. La commission pourrait également réexaminer les marges bénéficiaires des opérateurs et renforcer les mécanismes de contrôle afin de garantir une transparence totale et prévenir toute spéculation ou manipulation des prix liée aux tensions internationales.
Les discussions devraient également porter sur le rôle accru des autorités publiques dans la surveillance du marché, avec des mesures visant à protéger le pouvoir d’achat et à restaurer la confiance dans les mécanismes de régulation.
Enfin, les missions de cette commission incluront la politique de stockage stratégique, avec une réévaluation des responsabilités concernant la constitution et la gestion des stocks, afin d’éviter tout désordre dans l’approvisionnement ou déséquilibre pendant les périodes de crise.
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