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Depuis toujours, le Maroc est une terre de sagesse et de rationalité, un pays qui sait sortir des tempêtes, des crises et des adversités par la force de la cohésion et de l’unité. À tous les moments critiques de l’histoire, il y a toujours eu des sages et des dirigeants qui ont invoqué la voix de la raison et l’ont placée au-dessus de toutes choses. Aujourd’hui, alors que nous vivons une situation délicate sur les plan politique, économique, social et des droits de l’homme, ce sage héritage reste plus nécessaire que jamais.
Oui, le Maroc est un pays qui ne craque pas face aux crises. Chaque fois que l’adversité grandit, la voix de la sagesse émerge du néant, et le langage de la raison prédomine aux échos. Les Marocains savent, par expérience, que ce cher pays est fort d’hommes d’État qui savent quand dire «assez, c’est assez» et quand ouvrir la porte à la réforme et au changement.
L’État marocain n’est pas une entité séparée de la société. Nous sommes habitués au fait qu’il écoute bien et interagit bien avec ses principaux problèmes, qu’il sait lire l’humeur du public et qu’il choisit les moments d’interaction avec les citoyens, réalisant que la paix sociale et la cohésion nationale ne sont pas une option, mais plutôt une nécessité existentielle. Cela a renforcé la stabilité du pays dans un environnement régional et international extrêmement sensible, complexe et turbulent.
Aujourd’hui, les citoyens marocains n’ont plus l’impression d’être otages des médias ou d’une seule voix. La révolution numérique a créé une opinion publique marocaine qui exerce une pression légitime et efficace sur l’État. Ce dernier est donc contraint d’écouter cette opinion publique.
Le Maroc a appris, avec une rare intelligence dans son environnement régional, à gérer les crises majeures et à créer «l’exception marocaine». Souvenez-vous de ce moment décisif où la société était divisée en deux marches de millions de personnes, l’une à Rabat et l’autre à Casablanca.. la question épineuse était celle du code de la famille. Ce jour-là, l’État a valorisé la famille dans sa conception globale, où la dignité de la femme, les droits de l’homme et l’intérêt de l’enfant se rejoignent en un rare point d’équilibre.
Puis vint l’expérience Equité et Réconciliation, que certains considéraient à l’époque comme une initiative risquée, mais la volonté forte, la sagesse et la prévoyance ont prévalu pour dire au monde que le Maroc avait décidé d’affronter son passé avec courage et d’offrir un modèle unique de justice transitionnelle au niveau international.
Lorsque le «printemps des peuples» ou ce que l’on appelle le «printemps arabe» a balayé la région et que les régimes sont tombés comme des feuilles d’automne, le Maroc a tracé sa propre voie. La réforme plutôt que la rupture, la prudence plutôt que l’aventure. L’État n’a pas suivi la gauche radicale ni l’islam politique, mais a parié sur la consolidation des institutions publiques et de consolider la démocratie. En gérant intelligemment la vague du «printemps arabe», le pays a évité les écueils de la violence et des guerres, et a privilégié l’état d’esprit de la réforme à celui de la confrontation.
Aujourd’hui, dans une période économique critique et alarmante, alors que les lobbies monopolistiques semblaient pousser le pays au bord du gouffre et du risque d’explosion, Sa Majesté le Roi Mohammed VI est intervenu avec la sagesse qu’on lui connaît et a décidé d’annuler le rituel de l’Aïd al-Adha, reconnaissant ainsi la gravité du moment et protégeant le pouvoir d’achat des citoyens.
À un autre moment précis où le dossier des droits de l’homme au Maroc était au centre de l’attention internationale, le Roi a gracié un certain nombre de journalistes détenus, dans une réponse claire aux tentatives de subversion de l’image du Maroc en matière de droits de l’homme à l’échelle internationale.
Malheureusement, il y a ceux qui parient encore sur le fait de tirer la corde à l’envers. Il y a ceux qui rêvent de ramener le Maroc au temps de la peur, au temps des bouches muselées et de la société stéréotypée. Ils oublient que les Marocains d’aujourd’hui ne sont pas des figures silencieuses, mais des citoyens libres, défendant leur droit à la liberté d’expression et à l’esprit critique, et qu’ils ne permettront pas un retour au passé.
Oui, la situation est difficile. Le capitalisme mondial brutal bouleverse les économies des pays et ses répercussions sont visibles ici : Lobbies qui monopolisent le marché, prix exorbitants, corruption presque érigée en culture… Ce déséquilibre structurel se répercute directement sur le corps médiatique et politique, et accroît la tension dans la sphère publique.
Aujourd’hui, plus que jamais, ces défis nécessitent la présence de sages sur la scène politique et médiatique pour défendre les acquis démocratiques et protéger la paix sociale.
Le Maroc mise sur les gens intelligents. Ceux qui élèvent la voix face à l’absurde, pour défendre la stabilité, la sécurité et la cohésion nationale, loin des calculs de gain et de perte. Parce que la nation ne se mesure pas à l’échelle de l’intérêt immédiat, mais à l’échelle de l’histoire, qui enregistre fidèlement que le Maroc, lorsqu’il est gouverné par la raison, triomphe toujours.
L’histoire du Maroc est pleine de leçons qui soulignent le triomphe de la sagesse et de la raison dans toutes les périodes difficiles. Aujourd’hui, nous avons besoin de ce même esprit réformateur et de ce sens profond de l’intérêt supérieur du pays. Les sages sont présents, leur voix est présente et équilibrée, et elle continuera à être le rempart contre tous ceux qui tentent de menacer l’unité, la stabilité et la paix sociale du Maroc. Car l’intérêt du pays, comme il l’a toujours été, est la boussole qui ne s’égare pas.
La sagesse n’a jamais été une faiblesse, elle a été et reste l’arme secrète du Maroc face aux tempêtes.
Oui, la sagesse n’est pas un choix entre des options, mais un destin marocain renouvelé qui incarne son exceptionnalisme. C’est pourquoi le Maroc continuera d’écouter la voix des sages, dont le seul intérêt est celui de la nation.
*Chercheur universitaire.
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