Posted by - senbookpro -
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Face aux conséquences du passage collectif de migrants enregistré le 30 juillet à Ceuta, le président de l’enclave espagnole, Juan Vivas, presse le gouvernement de Pedro Sánchez d’adopter des mesures exceptionnelles. Lors d’une réunion avec le ministre de la Politique territoriale, Ángel Víctor Torres, l’élu a défendu la mise en place d’un dispositif d’urgence combinant rétention, accélération des expulsions et renforcement des moyens de l’État.
Pour Juan Vivas, le retour à une situation « normale » dans la ville passe avant tout par la réduction du nombre de personnes demeurant dans les rues après les événements de fin juillet. Selon lui, plusieurs milliers de migrants continuent d’occuper l’espace public sans hébergement adapté ni prise en charge suffisante, une situation qui, estime-t-il, exerce une pression croissante sur les services locaux et alimente les inquiétudes liées à la sécurité et à la coexistence au sein de l’enclave.
Un centre de rétention envisagé dans l’ancien hôpital militaire
Parmi les mesures avancées figure la création d’un centre de rétention pour étrangers destiné à accueillir les personnes entrées à Sebta lors du passage massif du 30 juillet. L’objectif serait de les regrouper dans un même espace afin d’assurer la couverture de leurs besoins essentiels tout en accélérant les procédures administratives liées à leur éloignement.
Le président de Sebta propose d’installer cette structure dans l’ancien hôpital militaire de la ville. À ses yeux, un tel dispositif permettrait de traiter plus rapidement les dossiers des migrants arrivés récemment dans l’enclave.
Juan Vivas estime également que l’efficacité des procédures de renvoi dépend d’un renforcement substantiel des moyens humains et matériels. Il plaide ainsi pour une mobilisation accrue des services chargés des étrangers, de la justice, du parquet, de la police et de l’ensemble des administrations impliquées dans les procédures d’expulsion.
Une pression jugée inédite sur la ville
Le responsable local établit un lien direct entre l’exécution des mesures d’éloignement et le rétablissement de ce qu’il considère comme la normalité dans l’espace public.
Selon les chiffres qu’il a présentés, le nombre de personnes actuellement présentes dans les rues de Sebta avoisinerait celui enregistré lors de la crise migratoire de 2021, soit près de 11.000 individus. Une population qui représenterait environ 12 % des habitants de l’enclave.
Pour Juan Vivas, cette situation se traduit par une dégradation du sentiment de sécurité, une pression accrue sur les services publics et des difficultés croissantes en matière de gestion de l’ordre public. « Il suffit de se promener dans la ville pour mesurer l’ampleur du problème », a-t-il fait valoir, en appelant à un retour rapide aux conditions qui prévalaient avant les événements du 30 juillet.
Renforts sécuritaires et maintien de l’armée
Au-delà de la question migratoire, le président de Sebta demande un renforcement des effectifs des forces de sécurité de l’État dans l’enclave. Il souhaite également que l’armée continue d’être déployée dans les rues ainsi qu’autour des infrastructures stratégiques jusqu’à ce que la situation soit stabilisée.
Il appelle par ailleurs à un soutien accru au secteur de la santé, estimant que l’augmentation de la population présente dans la ville et la vulnérabilité d’une partie des nouveaux arrivants exercent une forte pression sur les structures sanitaires.
Dans le même esprit, Juan Vivas préconise la création d’une « direction unifiée » chargée de coordonner et d’évaluer les mesures mises en œuvre. Cette instance réunirait les différents ministères concernés ainsi que les autorités de Sebta afin d’assurer une réponse centralisée à la crise.
La question sensible des mineurs
Le président de l’enclave a également insisté sur la situation des mineurs non accompagnés, affirmant que leur nombre augmentait déjà avant les événements du 30 juillet.
D’après les données qu’il a communiquées au ministre espagnol, le nombre de mineurs hébergés dans les centres d’accueil est passé de 180 à 800 au cours de la semaine précédant le passage collectif.
Estimant que cette problématique dépasse le seul cadre de la récente crise migratoire, Juan Vivas plaide pour l’élaboration d’une stratégie spécifique. Celle-ci devrait inclure des efforts en matière de regroupement familial ainsi que d’éventuelles adaptations législatives destinées à faciliter ces démarches.
Selon lui, une telle politique contribuerait à préserver la stabilité de la ville, confrontée à une pression croissante sur ses capacités d’accueil et sur l’ensemble de ses services publics.
The post Sebta : 11.000 personnes dans les rues, Juan Vivas réclame une réponse d'urgence appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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