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Dans son Rapport d’activité 2025, la Fondation OCP dresse le bilan d’une année marquée par la consolidation de sa trajectoire stratégique et le déploiement de programmes articulés autour de quatre priorités : l’éducation, l’agriculture et le climat, l’entrepreneuriat, ainsi que la recherche et l’innovation. À travers une approche fondée sur le renforcement des capacités, la coopération et l’impact durable, la Fondation met en avant une action structurée qui a touché près de 96.000 bénéficiaires dans 16 pays. Cette dynamique s’est traduite par la mise en œuvre de 256 projets, réalisés avec 116 partenaires institutionnels sur trois continents, dont 60 % des bénéficiaires sont des femmes.
De la vision à l’impact. C’est autour de cette idée directrice que s’articule le Rapport d’activité 2025 de la Fondation OCP. Plus qu’un simple bilan d’activités, le document expose une démarche globale visant à inscrire chaque initiative dans une logique de transformation durable. La Fondation y défend une conviction forte : « la transformation durable ne naît pas de la multiplication des initiatives », mais de leur cohérence, de leur alignement et de leur capacité à produire des effets durables sur les territoires.
Dans son éditorial, le président-directeur général du Groupe OCP, Mostafa Terrab, rappelle que « la plus grande richesse du Maroc, ce sont ses femmes et ses hommes. Tout part du capital humain et tout y revient ». Cette vision irrigue l’ensemble des interventions de la Fondation, qui affirme avoir guidé son action en 2025 autour d’un principe simple : convertir « l’énergie collective en trajectoire cohérente », en faisant de chaque projet et de chaque partenariat une occasion de renforcer les compétences, de favoriser l’apprentissage et de transformer les expériences en modèles durables.
Cette approche s’inscrit dans le prolongement des orientations stratégiques du Groupe OCP, en cohérence avec les priorités nationales et les dynamiques de transformation du continent africain. Le rapport souligne également que l’action de la Fondation est structurée autour des Objectifs de développement durable des Nations unies et des critères ESG, considérés comme un véritable cadre de pilotage des projets, de mesure des résultats et de redevabilité auprès des parties prenantes.

Près de 96.000 bénéficiaires et une présence dans 16 pays
Les principaux indicateurs présentés dans le rapport illustrent l’ampleur de l’activité menée durant l’année écoulée. La Fondation OCP indique avoir accompagné 95.731 bénéficiaires, dont 60 % de femmes, à travers des dispositifs destinés à renforcer les capacités individuelles et collectives.
Parmi eux, 5.611 personnes en situation de vulnérabilité ont bénéficié d’un accompagnement global associant soins, accompagnement psychosocial, accès à l’éducation et parcours favorisant la dignité, l’autonomie et l’insertion sociale durable.
Son action s’est traduite par la conduite de 256 projets, réalisés avec le concours de 116 partenaires institutionnels. L’organisation s’appuie sur une équipe de 67 collaborateurs, tandis que 5.181 personnes ont bénéficié de formations au cours de l’année. Le rapport fait également état de l’accompagnement de 1.016 coopératives et associations afin de renforcer les écosystèmes locaux et leur autonomie.
La dimension internationale demeure un autre marqueur de cette action. La Fondation intervient désormais dans 16 pays répartis sur trois continents, avec l’ambition d’adapter ses programmes à des contextes différents tout en conservant une même exigence d’impact.
Au-delà de ces résultats quantitatifs, le rapport insiste sur la volonté de privilégier des transformations durables plutôt qu’une multiplication d’initiatives ponctuelles. Reconnue d’utilité publique depuis mars 2012, la Fondation rappelle que son ambition consiste moins à assister qu’à « activer » les capacités des territoires, en privilégiant le passage « du projet pilote au modèle » afin de favoriser des effets pérennes.

Quatre priorités pour structurer l’action
Le rapport identifie quatre grands domaines d’intervention qui structurent l’ensemble des programmes de la Fondation.
Le premier concerne l’éducation, présentée comme le socle du développement du capital humain. En 2025, la Fondation met notamment en avant la clôture de la deuxième phase du programme Écoles Parallèles, sa participation au Congrès africain sur l’équité éducative, l’achèvement d’études consacrées aux filières BTS ainsi que plusieurs initiatives destinées à favoriser l’autonomisation des femmes à travers l’entrepreneuriat.
Le rapport souligne également le soutien apporté aux filières BTS avec un diagnostic national, la restructuration des formations et l’accréditation d’une nouvelle filière en maintenance électromécanique et hydromécanique. Il met aussi en avant le programme Massarat et l’octroi de 4.059 bourses d’excellence, dont 58 % attribuées à des jeunes filles, au sein de quatre établissements d’excellence.
L’agriculture et le climat constituent le deuxième pilier. La Fondation souligne avoir poursuivi ses actions en faveur d’une agriculture résiliente face aux défis climatiques, à travers des programmes de restauration des écosystèmes, d’agriculture régénératrice, d’analyse des sols, de développement de projets communautaires de résilience et d’accompagnement des agriculteurs vers des pratiques plus durables. Le rapport évoque également des initiatives liées aux crédits carbone agricoles ainsi que plusieurs distinctions internationales obtenues en 2025.
L’entrepreneuriat représente le troisième axe d’intervention. La Fondation met en avant le déploiement de nouvelles phases du programme Morocco Retail Tech Builder, le renforcement du Moussanada Solidarité Program, la poursuite du Community Week Accelerator ainsi que plusieurs dispositifs destinés à soutenir l’innovation, la création d’entreprises et les projets à fort impact territorial.
Le rapport précise que le programme Moroccan Retail Tech Builder (MRTB), développé avec le ministère de l’Industrie et du Commerce et l’Université Mohammed VI Polytechnique (UM6P), a permis d’accompagner une première cohorte de 31 startups en 2025. Fort de cette première phase, le programme est entré dans une nouvelle étape avec le lancement d’une deuxième édition visant à accompagner 300 startups sur une période de trois ans, tout en élargissant son champ d’action au Trade, en complément du Retail Tech, afin de renforcer son ancrage régional et son impact sur l’écosystème entrepreneurial. Il est souligné également que le Social Experience Program a mobilisé 437 étudiants, 115 associations et permis le développement de 134 projets, dont 34 réalisés en 2025.
Enfin, la recherche et l’innovation complètent cette architecture. Parmi les réalisations citées figurent la mise en œuvre d’un nouveau programme destiné à renforcer les leviers nationaux de recherche, le lancement du fonds DevTech25, la valorisation de l’innovation dans plusieurs régions du Royaume ainsi que la consolidation d’un dispositif national de financement de projets de recherche.
Le rapport indique que ce dispositif s’appuie notamment sur 24 fonds, 35 partenaires institutionnels, plus de 160 bénéficiaires, 1.760 formations dispensées à 231 enseignants-chercheurs ainsi que 16 projets structurants. Il précise également que le portefeuille du Programme national d’appui à la recherche, au développement et à l’innovation comprend 147 projets, dont 62 déjà clôturés.
À travers ces quatre priorités, la Fondation affirme vouloir agir « à l’intersection du capital humain, des dynamiques économiques et de la connaissance », considérant que c’est à ce niveau que se joue la durabilité des transformations engagées.

Des partenariats, de la science et de l’innovation au service des territoires
Le rapport insiste sur le fait que la transformation durable « se construit à plusieurs ». Dans cette perspective, la Fondation développe un modèle fondé sur la co-construction avec les institutions publiques, les universités, les centres de recherche, les entreprises, les associations et les communautés locales.
Son écosystème interne s’appuie notamment sur l’Université Mohammed VI Polytechnique, présentée comme un partenaire structurant pour transformer le savoir en solutions concrètes, ainsi que sur Act4Community et SBU+, qui contribuent à rapprocher les initiatives territoriales, la recherche et les besoins du Groupe OCP. À l’extérieur, les partenariats avec les organismes institutionnels, les associations, les universités, les centres de recherche, les réseaux et les organisations internationales sont présentés comme un levier essentiel pour sécuriser la durée des programmes, renforcer l’innovation et favoriser des effets de levier au bénéfice des territoires.
Cette logique irrigue également les leviers d’action transversaux de la Fondation, qui reposent sur la co-création de projets structurants, le financement de modèles économiques durables, le renforcement des capacités, la structuration d’écosystèmes, la gouvernance territoriale, la mobilisation de la science, le partage de la connaissance, l’innovation numérique ainsi que la diffusion de l’intelligence artificielle auprès des partenaires.
Au-delà du bilan annuel, le rapport consacre enfin une place importante à la trajectoire définie à l’horizon 2030. Celle-ci repose sur cinq grandes orientations : placer les communautés au cœur de l’impact économique, social et environnemental, renforcer les écosystèmes de partenariats, faire de la connaissance un accélérateur d’innovation, promouvoir des modèles pionniers dans l’éducation, l’entrepreneuriat, la recherche, l’agriculture durable, le climat et le développement territorial, et développer une organisation agile intégrant la digitalisation et l’intelligence artificielle dans le prolongement du modèle de « Servant Leadership ». Pour la Fondation OCP, une stratégie « se construit, s’éprouve et s’ajuste », avec pour ambition de produire des transformations durables, mesurables et capables de renforcer l’autonomie des territoires.
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