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Avec plus de 200 000 signatures, la pétition demandant la suppression de l’heure GMT+1 a largement dépassé le seuil légal et relancé un débat national qui va bien au-delà de la simple question horaire. Pour le professeur de droit public à l’Université Mohamed V et directeur général de la Revue africaine des politiques publiques, El Abass El Ouardi, cette mobilisation est à la fois un exercice d’un droit constitutionnel et un appel au pragmatisme des autorités.
La pétition citoyenne visant à revenir sur l’heure GMT+1 a franchi un cap symbolique et juridique : plus de 200 000 signatures validées, soit bien au-delà du minimum de 5 000 exigé par la loi organique 44-14. Ce chiffre traduit, selon le professeur de droit public, El Ouardi El Abass, « une expression massive et légitime de la volonté populaire, qu’il serait à la fois civiquement et juridiquement imprudent d’ignorer ».
Le professeur rappelle dans une déclaration à Hespress FR que la Constitution marocaine garantit aux citoyens et à la société civile le droit de soumettre des pétitions aux institutions, qu’il s’agisse de la Chambre des représentants, de la Chambre des conseillers ou du Chef du gouvernement. L’important, souligne-t-il, est de respecter scrupuleusement les formalités légales : identification complète des signataires et dépôt officiel auprès des autorités compétentes.
Au-delà de la légalité, El Ouardi insiste sur le bon sens citoyen : « il ne s’agit pas seulement de contester le choix d’un fuseau horaire, mais de veiller au bien-être collectif. Les citoyens sont les premiers témoins des effets de cette heure supplémentaire sur leur quotidien et sur celui de leurs enfants. Il est raisonnable que le gouvernement écoute et évalue cette demande avant toute décision définitive ».
Les experts en santé publique cités par le professeur signalent plusieurs impacts concrets : fatigue accrue, perturbation du rythme biologique, difficultés d’apprentissage chez les enfants, et troubles psychologiques chez les adultes sensibles aux modifications horaires. Selon lui, ces observations ne peuvent être balayées d’un revers de main : « il est dans l’intérêt de tous de concilier efficacité économique et santé publique ».
Le professeur de droit public propose aussi des solutions de bon sens : mettre en place des consultations périodiques avec les citoyens pour évaluer l’impact du fuseau horaire, envisager un calendrier adapté pendant les périodes sensibles, et informer systématiquement la population des décisions prises. Il cite dans ce sens l’exemple de pays européens, comme l’Espagne, qui ont déjà ajusté ou supprimé l’heure additionnelle après avoir constaté des effets négatifs similaires sur la population. Le Maroc, souligne-t-il, peut suivre cette logique sans compromettre sa productivité économique : il s’agit simplement d’adapter les choix horaires aux besoins réels des citoyens.
En conclusion, El Ouardi appelle à un acte de responsabilité collective : le dépôt officiel de la pétition, l’examen attentif par les institutions et l’adoption éventuelle de mesures conformes aux aspirations de la société. Pour lui, ce débat dépasse l’heure affichée sur l’horloge : il touche à la qualité de vie, à la santé publique et au respect des engagements du gouvernement envers les citoyens.
The post GMT+1 : quand la voix citoyenne interpelle le gouvernement appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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