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Un sondage récemment publié par l’institut « Afrobarometer », spécialisé dans les enquêtes d’opinion à l’échelle du continent africain, a révélé qu’environ un tiers des jeunes Marocains âgés de 18 à 35 ans (soit près de 37 %) accordent une confiance totale ou partielle à l’institution parlementaire. Parallèlement, 34 % d’entre eux ont exprimé leur confiance envers les conseils municipaux et communaux.
Ces mêmes données indiquent que les jeunes affichent des niveaux de confiance envers les partis politiques et les conseillers municipaux inférieurs à ceux des personnes âgées de plus de 55 ans. Toutefois, le niveau de confiance accordé au Parlement et à la présidence du gouvernement demeure relativement similaire entre les deux groupes d’âge.
Selon la même source, les données relatives à la perception de la corruption révèlent que les jeunes Marocains sont plus enclins que leurs aînés à croire que « la plupart ou la totalité » des conseillers communaux et des parlementaires sont impliqués dans des affaires de corruption. À l’inverse, les jeunes estimant que « quelques-uns ou aucun » des responsables à la présidence du gouvernement, des parlementaires et des conseillers municipaux ne sont corrompus, ont tendance à faire davantage confiance à ces institutions.
Six jeunes sur dix (soit environ 67 %) estiment que « le chef du gouvernement doit rendre compte au Parlement de l’utilisation des fonds publics par son cabinet, et qu’il est tenu de toujours respecter les lois et les tribunaux du pays ». En même temps, plus de la moitié des jeunes affirment que le chef du gouvernement marocain respecte généralement le Parlement, ainsi que les lois et la justice.
Le rapport d’Afrobarometer souligne par ailleurs que « les jeunes citoyens sont moins susceptibles que leurs aînés de voter lors des élections ou de se sentir proches d’un parti politique ; néanmoins, ils sont plus enclins à publier du contenu politique sur les réseaux sociaux et à participer à des manifestations ». Le document ajoute que « les jeunes représentent environ un tiers de la population marocaine, ce qui leur confère un rôle stratégique dans l’avenir du pays ».
L’institut précise également que « les impressions persistantes de corruption et d’incompétence, conjuguées aux vulnérabilités socio-économiques telles que le chômage et l’inégalité des chances, contribuent à fragiliser le lien entre les jeunes et les institutions ». Il note que, de manière générale, les jeunes Marocains manifestent des niveaux de confiance et d’approbation inférieurs à ceux des personnes plus âgées à l’égard des acteurs politiques, en particulier aux échelles locale et partisane.
En conclusion, le rapport affirme qu’ « une grande majorité des jeunes soutient fermement les principes de reddition de comptes du chef du gouvernement devant le Parlement et de respect de l’État de droit. Cependant, ils demeurent plus réservés quant à l’application effective de ces principes, seule la moitié d’entre eux environ considérant qu’ils sont généralement respectés dans la pratique. Par ailleurs, la jeunesse marocaine se caractérise par une participation politique plus restreinte, notamment en ce qui concerne le vote et l’engagement partisan ».
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