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on - Jan 11 -
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Le marché pétrolier subit les premiers impacts de l’intervention américaine au Venezuela ayant conduit à l’arrestation de l’ancien président Nicolas Maduro. Cette situation met l’OPEP sous pression et pourrait mettre plusieurs pays en difficulté, dont le Maroc.
Alors que le Venezuela détient les plus importantes réserves pétrolières stratégiques au monde, la production pétrolière du pays est restée relativement limitée, vers les 900.000 barils/jour à cause du manque d’investissement dans le secteur. Le marché pétrolier pourrait néanmoins subir des pressions par la reprise américaine du secteur avec l’installation imminente des géants pétroliers américains.
L’un des scénarios les plus probables, et les intentions du président américain Donald Trump l’indiquent clairement, serait une surproduction de pétrole au Venezuela, conduisant à faire baisser les prix du baril sous la barre des 60 dollars.
L’OPEP de son côté, pourrait réagir en réduisant les quotas de production des pays membres, ce qui devrait mettre à mal certains pays producteurs tributaires économiquement de la rente pétrolière.
Récemment, l’OPEP a décidé de maintenir le gel des plafonds de production pétrolière dans l’idée de préserver la stabilité des prix et d’éviter les dérives du marché.
En ce début d’année, les prix ont été marqués par une stabilité, et les effets de l’intervention américaine sont jusqu’ici limités. Cependant, ce genre d’événements géopolitiques majeurs, devraient dérégler les règles du marché et impacter les prix de l’énergie qui se répercuteront sur le consommateur final.
Au Maroc, pays dépendant des importations de pétrole, l’incertitude géopolitique autour de la question énergétique place les décideurs face à un dilemme pour éviter de subir de plein fouet la hausse des prix de l’énergie.
Si pour le moment l’OPEP a mis en place un filet de sécurité pour éviter l’effondrement des prix, le Royaume se voit contraint d’investir à moyen et long terme pour sécuriser sa souveraineté énergétique, et doit faire face à l’éventuel impact social lié au coût.
Pour le moment, le pays se trouve à l’abri étant donné que la loi de finance a été élaborée sur la base d’un prix du baril estimé à 80 dollars, ce qui est au dessus des prix actuels. Pour l’exercice 2025-2026, cette estimation devrait permettre au Maroc de réduire sa facture énergétique d’environ 15% pour un coût annuel d’importations estimé de 15 milliards de dollars à environ 12,5 milliards de dollars.
Les fluctuations continues des marchés pétroliers et les décisions attendues de l’OPEP+, motivées par les changements géopolitiques, notamment les tensions entre pays producteurs, restent toutefois très pesantes sur la balance de la facture énergétique pour le Maroc qui se voit forcé de garantir sa sécurité en misant sur les énergies renouvelables et s’écarter de la dépendance totale aux énergies fossiles.
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