Posted by - senbookpro -
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Deuxième pays au monde en effort militaire rapporté au PIB, premier dépensier militaire d’Afrique, et désormais l’un des États consacrant la plus grande part de ses finances publiques à son appareil sécuritaire : en 2025, le régime algérien pousse plus loin sa logique de militarisation. Selon SIPRI, Alger consacre 25,4 milliards de dollars à son armée, un niveau vertigineux pour un pays qui n’est engagé dans aucune guerre ouverte.
Le chiffre résume à lui seul les priorités du pouvoir algérien. En 2025, l’Algérie a consacré 25,4 milliards de dollars à ses dépenses militaires, soit une hausse de 11% sur un an et de 89% sur la dernière décennie, selon le dernier rapport du Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI). Avec ce montant, Alger devient non seulement le plus grand budget militaire du continent africain, mais se hisse également au 20e rang mondial, devant des économies bien plus diversifiées comme le Brésil ou des puissances régionales comme l’Iran.
Mais au-delà du montant brut, c’est le poids de cette dépense dans l’économie nationale qui interpelle. SIPRI indique que l’effort militaire algérien représente désormais 8,8% du PIB, ce qui place le pays au deuxième rang mondial, derrière l’Ukraine en guerre (40%), mais devant Israël (7,8%) et la Russie (7,5%). Plus révélateur encore : 25% des dépenses publiques algériennes sont absorbées par le secteur militaire, là encore le deuxième ratio le plus élevé au monde après Kiev.
Pour un pays officiellement en paix, le signal envoyé est brutal : l’armée demeure plus que jamais au cœur de l’architecture politique et budgétaire du régime.
Une économie toujours vulnérable derrière l’affichage de puissance
Cette apparente montée en puissance militaire contraste avec les fragilités persistantes de l’économie algérienne. Malgré le répit offert par les recettes gazières et pétrolières ces dernières années, le pays reste structurellement dépendant des hydrocarbures, qui dominent toujours ses exportations et ses revenus en devises.
Les tentatives de diversification économique peinent à produire des résultats durables. Le chômage des jeunes demeure élevé, l’investissement privé reste contraint et le climat des affaires continue de souffrir de rigidités structurelles. À cela s’ajoutent des tensions récurrentes sur le pouvoir d’achat dans un contexte où la manne énergétique ne garantit plus une stabilité budgétaire permanente.
Dans ce contexte, consacrer un quart des dépenses publiques au secteur militaire soulève une question de priorités. Chaque dollar orienté vers l’armement est un dollar qui n’alimente ni la transformation industrielle, ni l’emploi, ni l’attractivité économique.
Une obsession sécuritaire devenue doctrine
SIPRI souligne explicitement que la hausse des dépenses militaires du Maroc et de l’Algérie reste liée à leurs tensions de longue date autour du Sahara marocain. Mais l’écart entre les deux pays reste considérable : le Maroc a consacré 6,3 milliards de dollars à sa défense en 2025, soit près de quatre fois moins que l’Algérie.
Cette escalade budgétaire s’inscrit dans une logique plus large de crispation régionale : rupture diplomatique avec Rabat, tensions au Sahel, rhétorique sécuritaire omniprésente et maintien d’une posture de confrontation.
À l’heure où plusieurs pays de la région cherchent à capter les investissements internationaux et à accélérer leur transformation économique, Alger semble continuer de miser sur une logique de puissance militaire dont le coût politique, économique et social devient de plus en plus difficile à ignorer.
The post 25% du budget public englouti par l’armée : la fuite en avant du régime algérien appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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