Posted by - senbookpro -
on - Mar 29 -
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Face à la raréfaction des ressources hydriques et à la pression du changement climatique, le Maroc place les énergies renouvelables au cœur de sa stratégie de sécurité alimentaire et de développement économique. Le Royaume s’impose ainsi comme un modèle régional de résilience intégrée.
Le Maroc se distingue dans la région MENA par une approche ambitieuse et structurée de la transition énergétique. Selon le Middle East Programme de l’International Institute for Strategic Studies (IISS), le Royaume dispose d’un pipeline de projets renouvelables de près de 24 gigawatts (GW), qui devrait quadrupler sa capacité installée d’ici 2030 dans le cadre de l’initiative Green Generation 2020-2030. Mais loin de se limiter à une simple politique verte, cette stratégie vise à sécuriser un secteur agricole qui emploie près de 40 % de la population active et qui subit déjà les effets du stress hydrique et de la sécheresse.
Le Royaume articule ses projets renouvelables à des investissements massifs dans la gestion de l’eau. Le Plan National de l’Eau 2020–2050, doté de 45 milliards de dollars, prévoit des usines de dessalement et des systèmes de pompage alimentés par énergie solaire ou éolienne. Ces infrastructures sont conçues pour maintenir la production agricole, réduire la dépendance aux importations alimentaires et anticiper la raréfaction de l’eau dans les décennies à venir, souligne l’IISS. Parallèlement, l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable (ONEE) modernise ses réseaux et développe le stockage hydropower et l’intégration de l’hydrogène vert, afin de limiter la vulnérabilité aux fluctuations du marché énergétique et aux interruptions d’approvisionnement.
Cette approche proactive contraste avec celle de nombreux États de la région, où conflits, instabilité politique ou mauvaise gestion freinent les projets d’énergies renouvelables. En Irak ou au Liban, les coupures de courant répétitives et le manque d’investissements dans les infrastructures empêchent toute planification énergétique à long terme. Même l’Égypte, qui avance plus rapidement, doit composer avec des réformes économiques et des contraintes financières pour attirer les financements nécessaires. Le Maroc, lui, bénéficie d’une stabilité réglementaire qui attire investisseurs et partenaires technologiques, fait remarquer l’Institut de recherche britannique.
Le choix marocain repose également sur la sécurisation des chaînes d’approvisionnement stratégiques. Alors que la Chine domine la production mondiale de lithium, de cuivre et d’autres minéraux essentiels aux énergies renouvelables, le Maroc mise sur l’intégration verticale et l’innovation locale pour garantir la continuité de ses projets. Les technologies de stockage, telles que les batteries pour l’électrification des pompages et les infrastructures solaires, sont ainsi priorisées pour limiter la dépendance extérieure et anticiper les contraintes futures.
Pour le Maroc, le développement des énergies renouvelables n’est donc pas une fin en soi, mais un levier concret de résilience nationale. Il permet de maintenir la production agricole, de sécuriser l’accès à l’eau et d’accompagner la modernisation industrielle, tout en réduisant la pression sur les hydrocarbures importés. Dans une région confrontée à une crise énergétique et alimentaire croissante, le Royaume illustre comment énergie verte et sécurité alimentaire peuvent se conjuguer pour préparer un avenir durable.
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