Posted by - senbookpro -
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Fitch Ratings revoit à la hausse plusieurs de ses hypothèses de prix des engrais pour 2026, en raison des perturbations provoquées par la guerre au Moyen-Orient et de la fermeture temporaire du détroit d’Ormuz. Les engrais azotés apparaissent les plus exposés, tandis que les phosphates devraient rester relativement stables.
La guerre au Moyen-Orient provoque des turbulences sur les marchés mondiaux des engrais. Dans une Fitch Wire publiée récemment, l’agence de notation indique avoir relevé ses hypothèses de prix pour 2026 concernant l’ammoniac et l’urée, deux intrants majeurs de l’industrie des engrais. En cause : la fermeture effective du détroit d’Ormuz, conséquence directe du conflit en cours dans la région, qui a provoqué une forte hausse des prix du gaz naturel.
Selon Fitch, cette fermeture devrait rester temporaire dans le scénario central, mais l’incertitude demeure quant à la durée des perturbations maritimes. Si les tensions se prolongeaient, les prix moyens annuels des engrais pourraient être encore plus élevés que prévu.
Les engrais azotés apparaissent comme les plus vulnérables. Environ un tiers des exportations mondiales transitent par le détroit d’Ormuz, tandis que leur production dépend fortement du gaz naturel, ce qui les expose directement au choc énergétique actuel. Fitch relève ainsi son hypothèse de prix de l’ammoniac (FOB Moyen-Orient) à 375 dollars la tonne pour 2026, contre 300 dollars auparavant. L’agence a également revu à la hausse ses prévisions pour l’urée granulée, désormais attendue à 420 dollars la tonne, contre 340 dollars dans les projections précédentes.
La dépendance mondiale à l’égard du Moyen-Orient est particulièrement marquée pour l’urée : 35 % à 40 % des exportations mondiales proviennent de cette région. À cela s’ajoute une demande toujours soutenue, notamment en Inde et en Europe, qui contribue à maintenir les prix à des niveaux élevés. Fitch estime néanmoins que ces tensions devraient s’atténuer progressivement à mesure que les flux commerciaux se normaliseront, avec un retour à des niveaux plus modérés à partir de 2027.
Les engrais phosphatés devraient, en revanche, être moins directement affectés par la crise. Fitch a maintenu inchangées ses hypothèses de prix pour la roche phosphatée, notamment celle exportée depuis le Maroc, estimée à 150 dollars la tonne pour 2026 (FOB Maroc). Une partie des exportations mondiales provient en effet de pays comme la Jordanie ou la Syrie, qui disposent d’accès maritimes vers la Méditerranée et la mer Rouge.
Le marché du DAP (phosphate diammonique) devrait toutefois rester tendu à court terme. L’agence a relevé ses prévisions de prix à 650 dollars la tonne pour 2026, en raison de restrictions persistantes à l’exportation en Chine et de la hausse des coûts de production liée à une pénurie mondiale de soufre, matière première clé dans la fabrication des engrais phosphatés.
Enfin, Fitch a également ajusté ses projections pour la potasse, désormais attendue à 280 dollars la tonne en 2026 (FOB Vancouver), contre 260 dollars précédemment. Ce nutriment reste toutefois le moins affecté par les tensions géopolitiques actuelles et bénéficie d’une meilleure accessibilité économique pour les agriculteurs par rapport aux engrais phosphatés.
À plus long terme, l’agence anticipe une pression baissière sur l’ensemble des prix des engrais, liée à l’arrivée de nouvelles capacités de production mondiales dans les prochaines années, notamment à partir de 2027 et 2028.
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