Posted by - senbookpro -
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La gestion de la crise migratoire qui a frappé Sebta continue de susciter de vives interrogations en Espagne. Des sources proches des services de renseignement affirment que le Centre national de renseignement (CNI) avait alerté le ministère de l’Intérieur sur le risque d’une vague migratoire exceptionnelle, une version catégoriquement démentie par le département de Fernando Grande-Marlaska, qui assure n’avoir reçu aucun rapport en ce sens.
Selon le Okdiario, le Centre national de renseignement (CNI) a alerté à plusieurs reprises le ministère de l’Intérieur au sujet d’une possible crise migratoire à Sebta occupée.
Les renseignements espagnols auraient averti le ministère géré par Fernando Grande-Marlaska des semaines avant les faits. Le ministère espagnol de l’Intérieur ait reçu des rapports de la Garde civile signalant une augmentation progressive des tentatives de traversée à la nage vers Sebta et Melilla, sauf que ces éléments n’auraient pas été jugés comme des alertes.
Les tentatives seraient passées d’environ 500 entre le 29 juin et le 12 juillet à près de 1.300 entre le 13 et le 26 juillet, tandis que le nombre d’entrées effectives demeurait limité par rapport aux années précédentes.
Selon El Pais, les jours ayant précédé les événements survenus les 30 et 31 juillet, ayant conduit à la tentative de migration de 40.000 personnes en direction de Sebta et à près de 1.135 en direction de Melilla, le gouvernement espagnol était principalement concentré sur les incendies du centre et l’ouest du pays, et qui ont entraîné l’évacuation ou l’isolement d’environ 100.000 personnes.
Des sources proches de la sécurité d’État ibérique auraient confirmé à Cadena Ser que les services de renseignement avaient transmis de « nombreux avertissements » à l’agence dirigée par Fernando Grande-Marlaska avant les événements de Sebta.
« Malgré cela, elles affirment que le ministère de l’Intérieur a ignoré ces avertissements car la frontière de la ville était insuffisamment équipée en ressources de sécurité pour faire face à un tel scénario », a indiqué Okdiario.
Mais cette version est totalement rejetée par le ministère espagnol de l’Intérieur. Il affirme n’avoir reçu « aucun avertissement ni alerte, quels qu’ils soient », de la part des services de renseignement espagnols. Fernando Grande-Marlaska avait déclaré qu’« aucun rapport du Centre national de renseignement (CNI) n’indiquait qu’une situation comme celle survenue le 30 (juillet) aurait pu se produire ».
De son côté, le ministère marocain de l’Intérieur a affirmé dimanche, que l’ensemble des données recueillies et analysées montre que ces événements « ne sont pas le résultat de circonstances fortuites ou spontanées ».
Les autorités marocaines ont estimé que les passages massifs sont le fruit de l’interaction de plusieurs facteurs, notamment l’exploitation malveillante de l’espace numérique, ainsi que la mauvaise interprétation de certaines dispositions juridiques et administratives, qui ont laissé croire qu’il était possible d’accéder facilement à l’espace européen sans conséquences juridiques.
Elles expliquent que les récentes décisions des autorités judiciaires espagnoles limitant l’application de la procédure de refoulement immédiat à certains migrants irréguliers interceptés en mer « ont joué un rôle particulier », et qu’elles ont été associées à des interprétations erronées et à une large diffusion d’informations trompeuses.
Le ministère marocain fait référence à un arrêt de la Cour suprême rendu 8 juillet, qui a établi que les refoulements immédiats à la frontière de Sebta ne s’appliquent pas aux personnes arrivées par voie maritime, mais uniquement à celles franchissant la clôture frontalière, ce qui a rapidement été exploité par les réseaux de trafic d’êtres humains.
Un rapport de renseignement basé sur des techniques d’intelligence en sources ouvertes, relayé par le quotidien espagnol La Razon, a établi qu’une campagne numérique a été organisée plusieurs semaines avant les tentatives de passage irrégulier.
Cette campagne a mobilisé un vaste réseau de comptes sur les réseaux sociaux et de groupes de messagerie actifs dans plusieurs pays, notamment en Algérie. Les auteurs de l’enquête ont identifié que les administrateurs des groupes WhatsApp portaient l’indicatif international +213 correspondant à l’Algérie.
Ces groupes diffusaient des informations pratiques destinées aux candidats au départ. Les messages concernaient notamment les itinéraires à emprunter, les moyens de transport, les horaires, les lieux de rendez-vous ainsi que les meilleurs points d’accès vers la zone de Tarajal.
The post Espagne : polémique autour d'alertes du CNI avant la vague migratoire de Sebta appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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