Posted by - senbookpro -
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Le célèbre musée parisien, Le Louvre, a accueilli, vendredi soir, une table ronde sur «Le Maroc et les arts de l’Islam au musée », organisée en avant-première du Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau, prévu du 5 au 7 juin prochain, avec le Royaume comme invité d’honneur.
La rencontre a réuni des spécialistes de l’histoire de l’art pour réfléchir sur la présentation muséale des arts de l’Islam, au Louvre et au-delà, avec un focus sur les œuvres marocaines et leur place dans les collections des musées français.
Les interventions, ponctuées d’échanges interactifs avec le public, ont porté particulièrement sur la présence du Maroc à travers plusieurs prismes, dont les collections du musée Delacroix, l’exposition « Par-delà les Mille et Une Nuits. Histoires des orientalismes » au musée du Louvre-Lens (25 mars – 20 juillet 2026) et l’œuvre de l’artiste Fatima Mazmouz à travers son installation « Silhouettes Super Oum».
Selon le directeur scientifique du festival, Hadrien Laroche, cette initiative vient donner un avant-goût du festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau (région parisienne), événement qui suscite déjà un engouement auprès des chercheurs et experts des questions muséales et historiographiques.
Il a affirmé tabler sur la participation d’« une très grande délégation du Maroc » incluant experts et chercheurs, responsables de musées, artistes et conservateurs.
Car la philosophie du festival c’est d’abord de « parler de toutes les périodes de l’histoire de l’art, de voir le Maroc au prisme de ces périodes, l’archéologie, le patrimoine culturel et matériel, l’artisanat, l’architecture », a-t-il expliqué, partant de la conviction qu’à travers ce prisme de l’art, « on parle aussi de la société et des questions du présent ».
Introduisant la rencontre, la directrice du département des arts de l’Islam au Louvre, Souraya Noujaim a donné un aperçu sur l’évolution de la collection précieuse de ce département, couvrant une aire géographique extrêmement vaste des terres de l’Islam.
Dotée aujourd’hui de 18.000 œuvres, cette collection, a-t-elle précisé, ne cesse de croitre depuis la création de cet espace dédié en 2003, l’effervescence du marché de l’art et la passion pour l’Orient ayant favorisé, à ses yeux, la constitution de « collections privées extrêmement riches et importantes qui vont fournir au musée du Louvre certaines de ses plus belles acquisitions ».
Et d’ajouter que le département ouvert au public en 2012, est très prisé des visiteurs qui, à en croire les études réalisées, dit-elle, le considèrent, avec la Pyramide du Louvre, comme « le deuxième geste architectural moderne et contemporain au sein du palais où ils aiment se retrouver, se perdre et souvent aussi se reposer ».
S’agissant des œuvres marocaines, Gwenaëlle Fellinger, conservateur en chef au département des Arts de l’Islam du Musée du Louvre, a mis en avant notamment des collections consacrées au voyage du célèbre artiste-peintre français Eugène Delacroix dans le Royaume, dans le cadre de l’exposition « Par-delà les Mille et Une Nuits. Histoires des orientalismes ».
Parmi celles-ci, deux sont dédiées aux «céramiques » permettant notamment d’évoquer le lien entre le développement de sa peinture au contexte de la fin du XIXe siècle et les expéditions scientifiques, a fait savoir Fellinger, également commissaire de l’exposition.
Ces céramiques ramenées du Maroc sont extraordinaires à plus d’un titre, selon l’experte qui cite en premier lieu le fait qu’elles sont considérées comme « les plus anciennes datables aujourd’hui» dans les collections françaises.
La rencontre a, par ailleurs, été marquée par la présentation de l’installation « Silhouettes Super Oum (super-mamans) » de Fatima Mazmouz exposée au Louvre-Lens, en présence de l’artiste qui dit placer la question identitaire au cœur de sa démarche ancrée dans son expérience propre ayant inspiré ses silhouettes de femmes enceintes, découpées dans des tissus d’ameublement.
Une autre installation contemporaine marocaine est présentée dans le cadre de la même exposition, à savoir celle de la designer Sara Ouhaddou qui joue sur les transferts de motifs et de techniques, en réinterprétant notamment la technique du vitrail avec l’aide d’un vitrailliste marocain, selon la commissaire de l’exposition.
En mettant à l’honneur le Maroc, indiquent les organisateurs, le Festival de l’histoire de l’art de Fontainebleau affirme sa volonté de « déplacer les regards, de décentrer les récits et d’ouvrir plus largement le champ de l’histoire de l’art à d’autres géographies, d’autres héritages et d’autres voix ».
Conférences, tables rondes, projections de films, expositions, salon du livre et de la revue d’art, rencontres étudiantes et professionnelles, visites, ateliers pour enfants, concerts… le festival propose plus de 200 événements mettant en scène la richesse des arts visuels de toutes les époques.
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