Posted by - senbookpro -
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Le secteur de l’élevage avicole au Maroc est parvenu, dans une certaine mesure, à surmonter les difficultés liées à l’importation des aliments composés depuis l’étranger. Ces problèmes étaient dus aux difficultés de déchargement des cargaisons de navires dans le port de Jorf Lasfar et le port de Casablanca au cours des deux derniers mois.
À la fin du mois de janvier dernier, l’Association des fabricants d’aliments composés au Maroc a adressé une correspondance au ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, au ministère de l’Équipement et de l’Eau et au ministère de l’Industrie et du Commerce afin de « garantir des interventions officielles susceptibles d’éviter des répercussions négatives sur le marché marocain ». Cet appel a été renforcé par l’avertissement de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles, qui a mis en garde contre un « effondrement des chaînes de production animale ».
Les prix du poulet connaissent une certaine stabilité au Maroc depuis la mi-Ramadan. Ils oscillent entre 17 et 22 dirhams le kilogramme, après avoir atteint auparavant le seuil de 30 dirhams. Toutefois, certaines voix au sein du secteur ont mis en garde contre les conséquences d’éventuelles nouvelles hausses décidées par les détaillants, notamment à l’approche de l’Aïd al-Fitr et de l’intensification de l’activité commerciale qui l’accompagne.
Mustapha El Mountasir, président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles, a expliqué que « la crise était conjoncturelle et liée aux fluctuations météorologiques ainsi qu’aux difficultés rencontrées par les navires pour accoster, notamment au port de Casablanca et au port de Jorf Lasfar ».
Dans une déclaration à Hespress, il a confirmé que « l’approvisionnement du marché national en aliments pour bétail est progressivement revenu à la normale depuis la fin du mois de février ». Il a toutefois précisé que « le prix de certains aliments a augmenté d’environ 5 %, le kilogramme se vendant désormais à 4 dirhams ou plus ».
Concernant la situation du marché national à l’approche des dix derniers jours du Ramadan, le même professionnel a indiqué : « Le poulet vivant est vendu dans les fermes à environ 13 dirhams le kilogramme, tandis que le prix de vente au détail varie entre 17 et 20 dirhams ». Il a ajouté : « Le prix d’achat du poussin vivant oscille désormais entre 5 et 6,5 dirhams, alors qu’il atteignait auparavant près de 12 dirhams ».
Le président de l’Association nationale des producteurs de viandes de volailles a également souligné que « la situation de la production est actuellement normale et répond à la demande enregistrée ». Il a toutefois évoqué la possibilité de « légères hausses liées à la demande caractéristique de ce type de périodes », tout en affirmant qu’« aucune autre justification ne doit être utilisée par les vendeurs pour imposer de nouvelles augmentations ».
Dans un contexte connexe, Noureddine Hammane, président de l’Association marocaine de protection du consommateur et de défense de ses droits, a déclaré que « les viandes blanches figurent parmi les produits les plus consommés par les Marocains, pendant le Ramadan comme en dehors, mais leur prix reste généralement relativement élevé par rapport au pouvoir d’achat des citoyens ».
Dans une déclaration à Hespress, il a indiqué que « le prix du poulet, par exemple, varie considérablement entre les fermes et les points de vente finaux, avec des écarts pouvant atteindre dans certains cas 50 % du coût de production ». Il a mis en garde contre « toute nouvelle hausse dans les prochains jours sous des prétextes injustifiés, d’autant plus que le rythme d’importation des aliments composés s’est amélioré ».
Il a également estimé que « toute nouvelle augmentation risquerait de perturber les Marocains », d’autant plus que les prix du poisson et des viandes rouges sont restés élevés ces derniers jours. Il a enfin souligné la responsabilité du gouvernement dans la régulation des prix, la lutte contre la spéculation et les intermédiaires, ainsi que la prévention des hausses injustifiées des produits de première nécessité.
The post Marché du poulet au Maroc : entre stabilisation des prix et craintes de nouvelles hausses appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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