Posted by - senbookpro -
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À l’occasion du 51e anniversaire de la Marche Verte, les récents développements autour du dossier du Sahara replacent la diplomatie marocaine au centre de l’actualité internationale. Entre évolution des rapports de force au Conseil de sécurité, soutien de plusieurs puissances et progression de l’initiative d’autonomie, cette séquence est présentée comme le prolongement, sur le terrain diplomatique, de la mobilisation historique du 6 novembre 1975.
Pour le chercheur en sciences politiques; Mohamed Chahbi, la séquence diplomatique d’octobre 2026 marque une nouvelle étape dans le dossier du Sahara.
Dans une analyse consacrée à cette commémoration, il met en avant le rôle de la diplomatie royale, le positionnement des grandes puissances et la progression du soutien international à l’initiative marocaine d’autonomie.
La Marche Verte a changé de terrain sans perdre sa portée historique, estime-t-il, notant qu’après avoir mobilisé des centaines de milliers de Marocains en novembre 1975, elle se poursuit désormais dans les enceintes diplomatiques internationales et les grandes capitales.
Le chercheur considère ainsi que les développements enregistrés au Conseil de sécurité des Nations unies à la fin du mois d’octobre constituent une nouvelle illustration de cette continuité.
Il qualifie la séquence diplomatique récente de « chef-d’œuvre de realpolitik », relevant que le Maroc a réussi à faire évoluer le rapport de force autour du dossier du Sahara grâce à une stratégie conduite sur la durée.
Dans son analyse, Mohamed Chahbi attribue cette évolution à la vision stratégique du Roi Mohammed VI et à la conduite de la diplomatie marocaine. Il met particulièrement en avant le rôle du Cabinet royal, qu’il présente comme un acteur central dans la coordination de cette orientation.
« Ce triomphe du réalisme n’est pas le fruit du hasard. Il est le couronnement d’une vision stratégique inébranlable, orchestrée avec une efficience rare. Sous l’impulsion de Souverain, la diplomatie marocaine a fait preuve d’une maturité exceptionnelle, tissant une toile de fond où l’Initiative d’Autonomie s’est imposée non plus comme une simple proposition, mais comme l’unique horizon crédible, le socle exclusif de tout avenir pour la région », éctit-il.
Le chercheur estime que l’initiative marocaine d’autonomie a progressivement acquis une place prépondérante dans les discussions internationales. À ses yeux, elle ne constitue plus simplement une proposition parmi d’autres, mais s’est imposée comme « l’unique horizon crédible » pour parvenir à une solution au différend régional.
Rabat, poursuit-il, aborde désormais ce dossier avec une position consolidée, sans attendre que les Nations unies élaborent une nouvelle formule. Dans cette lecture, l’objectif consiste à inscrire les évolutions diplomatiques dans un cadre international prenant en compte les réalités établies sur le terrain.
Mohamed Chahbi voit dans les positionnements enregistrés au cours du mois d’octobre 2026, le signe d’un recul des thèses opposées à la position marocaine. Il cite notamment le changement d’orientation de la Colombie, intervenu en août dernier, qu’il considère comme un tournant susceptible de renforcer la position du Maroc en Amérique latine.
Le chercheur estime que cette évolution, conjuguée aux dynamiques diplomatiques observées dans d’autres régions du monde, témoigne d’une progression de l’approche marocaine. Il évoque également les positions exprimées au Conseil de sécurité, notamment les abstentions de la Russie, de la Chine et du Pakistan, qu’il interprète comme le signe de l’absence d’une alternative bénéficiant d’un consensus international.
À ce sujet, il considère que ces abstentions ne doivent pas être interprétées comme un revers pour Rabat, mais plutôt une illustration des limites rencontrées par les positions concurrentes face à la dynamique diplomatique marocaine.
Le chercheur se montre par ailleurs particulièrement critique à l’égard de l’option référendaire, qu’il juge dépassée et désormais inadaptée à l’évolution du dossier. « Face à ce raz-de-marée de pragmatisme, les adversaires de l’intégrité territoriale du Maroc se heurtent à un mur. Leurs tentatives de brouillage, qu’elles soient militaires dans les zones tampons ou médiatiques, se fracassent contre la solidité du droit international. L’option référendaire, obsolète et enterrée par l’Histoire, n’est plus qu’un mirage pour les seuls aveugles », souligne-t-il.
Mohamed Chahbi souligne également le poids des soutiens exprimés par plusieurs puissances occidentales. Il cite notamment les États-Unis, dont le soutien s’inscrit, selon lui, dans la continuité de leur reconnaissance de la souveraineté marocaine sur le Sahara, ainsi que la France et le Royaume-Uni.
Il accorde une place particulière à l’évolution des positions en Afrique et dans le monde arabe. L’ouverture de consulats à Laâyoune et à Dakhla par plusieurs pays, dont la République démocratique du Congo, le Liberia et Bahreïn, est présentée comme un indicateur concret de l’ancrage de ces relations. Il mentionne également le soutien de la Somalie et le vote du Panama parmi les développements qu’il juge significatifs.
« C’est sur le continent africain et dans le monde arabe que le génie diplomatique marocain rayonne le plus. L’ouverture des consulats à Dakhla et Laâyoune par des pays frères comme la RDC, le Liberia ou Bahreïn, tout comme le soutien de la Somalie ou le vote historique du Panama, prouve que le Maroc n’est plus seulement une puissance régionale, mais un acteur global incontournable », fait-il observer à ce propos.
Pour le chercheur, cette dynamique confirme que le Maroc a renforcé son statut d’acteur diplomatique de premier plan, dont l’influence dépasse désormais son environnement régional immédiat.
Revenant sur la portée de la commémoration du 6 novembre, Mohamed Chahbi estime que la diplomatie marocaine a pris le relais de la mobilisation populaire de 1975. Il considère que les acquis diplomatiques enregistrés ces dernières années prolongent l’élan de la Marche Verte et traduisent la continuité d’une stratégie portée au plus haut niveau de l’État.
Dans cette perspective, le Sahara constitue, selon lui, un levier du rayonnement du Maroc sur les plans continental et international. Le chercheur conclut que la Marche Verte ne saurait être réduite à un épisode historique, mais représente une dynamique appelée à se poursuivre : « Elle est une énergie perpétuelle. Et aujourd’hui, plus d’un demi-siècle après, elle continue de résonner, victorieuse et éternelle, des dunes de Laâyoune jusqu’aux travées de New York ».
The post Marche Verte : 51 ans après, la diplomatie royale à l’heure de la consécration appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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