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Imputer la baisse du cheptel national à des défaillances dans la mise en œuvre du Plan Maroc vert (PMV) constitue, selon le porte-parole du gouvernement, un raccourci abusif servant des objectifs politiques, bien loin d’une réalité climatique où sévit une sécheresse sévère qui en est à sa septième année consécutive.
La chute des effectifs du cheptel national est imputable à une donnée tout à fait évidente : la sécheresse sévère qui prévaut depuis maintenant sept ans. C’est la réponse du porte-parole du gouvernement, Mustapha Baitas, aux reproches adressés aux déficiences dans la mise en œuvre du Plan Maroc vert. En réponse aux questions des journalistes, lors du point de presse hebdomadaire à l’issue du Conseil de gouvernement, à propos des critiques faites sur la gestion du PMV, ayant mené à une diminution du cheptel national de plus d’un tiers, Baitas réfute en bloc celles-ci, assurant que le PMV a atteint tous les objectifs fixés.
« Certains recourent à des méthodes trompeuses, et nous nous y sommes habitués », a-t-il affirmé, rappelant que le gouvernement, pour pallier les effets de la sécheresse, a pris des mesures pour maintenir le cheptel national, en particulier en subventionnant l’alimentation de celui-ci. Et de poursuivre que tous les objectifs du PMV, en tant que stratégie à buts déterminés, ont été atteints avec succès. « Cependant, il ne faut pas discuter de la diminution du cheptel comme s’il était question d’années normales. Nous devons replacer les faits dans leur contexte », a insisté le ministre, ajoutant qu’« il faut reconnaître que cela est dû à la sécheresse » et se demandant s’« il y a une agriculture dans le monde qui se passe d’eau ? ».
Ces simplifications et ces « mensonges » relèvent, selon Baitas, d’une volonté de les exploiter à des fins politiques. « Mais attention, il n’est pas question ici d’une compétition politique, mais de stratégies importantes pour l’économie nationale qui ne peuvent faire l’objet d’une politisation », met-il en garde.
Il est à noter que le ministre de l’Agriculture, Ahmed El Bouari, avait annoncé lors d’un précédent point de presse que le cheptel national avait diminué de 38 % par rapport à 2016, année où a été réalisé un recensement général de l’agriculture.
Le ministre avait également expliqué que les différents troupeaux — ovins, bovins, caprins et camelins — paissaient dans les pâturages, mais qu’aujourd’hui, en raison du manque d’herbe dans ces espaces, on se tourne vers l’affouragement, précisant qu’en temps normal, 250 000 têtes de bétail étaient abattues par an, mais qu’aujourd’hui ce chiffre se situe entre 130 000 et 150 000, et que ce déficit est comblé par l’importatio.
El Bouari a ajouté que durant les deux premiers mois de 2025, le taux d’importation de bétail a augmenté par rapport à la même période de l’année dernière, notant que jusqu’au mercredi 12 février, 21 800 têtes de bovins et 124 000 têtes d’ovins ont été importées pour combler le déficit.
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