Posted by - senbookpro -
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Dans une tribune remarquée, Jason D. Greenblatt, architecte de la diplomatie Trump au Moyen-Orient, alerte sur le rôle du polisario, qu’il dépeint comme un relais de l’influence iranienne en Afrique du Nord. Une lecture qui s’inscrit dans une dynamique plus large au sein de la classe politique américaine.
L’analyste proche de Trump, Jason D. Greenblatt alerte sur les liens entre le polisario et l’Iran, appelant à ne pas les minimiser. Dans une tribune publiée par le média Semafor, l’ancien diplomate revient sur un fait établi : le Front séparatiste s’inscrit dans la stratégie iranienne de projection d’influence à travers des proxys. Selon lui, ces groupes, souvent présentés comme des mouvements politiques locaux, évoluent progressivement vers des structures militarisées bénéficiant d’un soutien extérieur en matière d’idéologie, de formation et de logistique.
Cette mécanique, explique-t-il, n’est pas nouvelle. Elle a déjà été observée dans plusieurs foyers de tension où l’Iran a étendu son empreinte, notamment au Liban et au Yémen. À chaque fois, des groupes locaux ont progressivement acquis une capacité de nuisance régionale, sans engagement militaire direct de Téhéran.
Dans ce schéma, Hezbollah est souvent cité comme cas d’école. Jason D. Greenblatt établit d’ailleurs un parallèle explicite avec le polisario, évoquant une logique comparable : instrumentalisation d’un agenda local au service d’objectifs géopolitiques plus larges.
L’ancien responsable américain remonte également aux origines de cette relation, rappelant que l’Iran avait reconnu dès les années 1980 la structure proclamée par le front séparatiste. Un geste qu’il interprète comme le point de départ d’une convergence stratégique appelée à se renforcer au fil du temps.
Au-delà du constat, la tribune pointe ce qui est perçu comme une faille dans la posture américaine. Pour Jason D. Greenblatt, l’absence de classification du polisario comme organisation terroriste pourrait reproduire, à terme, des scénarios déjà observés ailleurs, où des groupes initialement tolérés ont fini par devenir des acteurs déstabilisateurs majeurs.
Cette analyse trouve un écho croissant au sein du Congrès des États-Unis. Plusieurs initiatives parlementaires ont récemment été introduites pour pousser l’administration américaine à revoir sa position. Au Sénat, des figures républicaines comme Ted Cruz, Rick Scott et Tom Cotton portent un texte en ce sens.
En parallèle, à la Chambre des représentants, une proposition similaire bénéficie du soutien d’élus issus des deux partis, notamment Joe Wilson et Jimmy Panetta, signe que la question dépasse désormais les clivages politiques traditionnels.
En filigrane, c’est aussi la relation stratégique entre Washington et Rabat qui est évoquée. Considéré comme un partenaire sécuritaire de premier plan, le Maroc pourrait voir sa position renforcée dans ce débat, alors que les États-Unis réévaluent leurs priorités face aux réseaux d’influence iraniens.
Au final, la tribune de Jason D. Greenblatt s’inscrit dans un contexte plus large de durcissement du regard américain sur les relais régionaux de l’Iran. Une évolution qui pourrait, à terme, redessiner les lignes de fracture diplomatiques en Afrique du Nord.
The post Polisario : à Washington, la perspective du classement terroriste continue de gagner du terrain appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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