Posted by - senbookpro -
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Les startups de la région MENA ont levé 1,65 milliard de dollars au troisième trimestre, dont à peine 2,1 millions pour le Maroc. Un rebond tiré par l’Arabie Saoudite, la fintech et une poignée de gros tours de table, qui laisse les autres marchés loin derrière.
Deux opérations, environ 2,1 millions de dollars : c’est tout ce que pèse le Maroc dans le bilan du troisième trimestre des startups de la région MENA, selon le décompte mensuel de la plateforme Wamda. Sur la même période, les jeunes pousses de la zone ont levé 1,65 milliard de dollars à travers 145 opérations. Les montants ont plus que doublé en un trimestre (+108%), le nombre de transactions progressant, lui, de 39%.
Cet écart entre valeur et volume s’explique par la taille des tickets. Les entreprises matures ont réuni 606 millions de dollars en sept opérations seulement, quand les 94 tours de startups en phase précoce n’ont totalisé que 505,4 millions. Le rebond doit donc beaucoup à quelques transactions de grande envergure, plus qu’à un regain d’investissement partagé par l’ensemble des jeunes pousses.
Les services financiers numériques en sont le principal moteur. La fintech a attiré 1,03 milliard de dollars via 35 opérations, soit environ 62% des capitaux de la région. La mobilité la suit avec 285 millions, mais sur deux transactions seulement, devant le commerce électronique et ses 105,6 millions répartis sur neuf opérations.
Sur le plan géographique, le Golfe rafle la mise. L’Arabie Saoudite arrive en tête avec près d’un milliard de dollars et 62 opérations, dont 815,8 millions issus de 16 transactions de fintechs. Les Émirats arabes unis viennent ensuite avec 507 millions pour 41 opérations, un marché qui reste attractif pour les entreprises arrivées à maturité. À eux deux, ces pays totalisent environ 1,5 milliard de dollars, soit l’essentiel de l’enveloppe régionale. L’Égypte, troisième, reste loin derrière : 56,4 millions en 15 transactions, un montant en repli de 22% sur un trimestre.
La composition des financements évolue aussi. Les opérations hors dette ont atteint 1,21 milliard de dollars, face à 441 millions levés par endettement en dix transactions. La dette ne représente plus que 26,8% des capitaux mobilisés, alors qu’elle avoisinait 59% en 2025.
L’accès aux capitaux reste par ailleurs très inégal selon le profil des fondateurs. Les startups dirigées par des hommes ont obtenu 1,62 milliard de dollars, soit 98,3% du total. Les équipes mixtes ont levé 15,9 millions, tandis que les entreprises fondées par des femmes n’ont réuni que 12,7 millions, au fil de 16 opérations.
La principale opération marocaine du trimestre est celle d’ORA Technologies. Cette startup, qui bâtit une super-application mêlant paiement et livraison de repas, a annoncé en juillet 2 millions de dollars supplémentaires pour sa série A, dont le montant global atteint ainsi 10 millions. Ces fonds visent à étoffer son offre et ses capacités opérationnelles, dans un modèle qui exige des investissements soutenus en technologie, en acquisition de clients et en infrastructure. La seconde opération recensée au Maroc, de 100.000 dollars, date de septembre, et la startup bénéficiaire n’a pas été identifiée.
The post Rebond des levées dans la région MENA : les startups marocaines à la traîne appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.
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