Posted by - senbookpro -
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L’expansion fulgurante de l’intelligence artificielle est en train de bousculer les fondements mêmes de notre marché du travail, au point de pousser les géants de la Tech américaine à brandir le spectre d’un bouleversement économique imminent.
Face aux avertissements de vagues de chômage massives, un scénario autrefois utopique s’impose désormais au cœur des débats : l’instauration d’un revenu permanent versé par les États pour compenser la disparition des emplois traditionnels.
Plusieurs leaders de la Silicon Valley, menés par Elon Musk, Sam Altman et Dario Amodei, anticipent un avenir où les robots et l’IA prendront en charge une part considérable des tâches humaines, forçant une refonte globale et urgente des relations entre le travail, l’État et les revenus.
Elon Musk, propriétaire de Tesla et de X, s’est positionné en fervent défenseur d’un « revenu élevé universel », financé de manière permanente par le gouvernement fédéral. Selon lui, cette mesure constitue la réponse la plus réaliste face aux suppressions d’emplois générées par l’automatisation. Le milliardaire soutient que l’IA et la robotique vont engendrer une abondance inédite de biens et de services, affirmant que cette croissance de la production surpassera l’augmentation de la masse monétaire, ce qui évitera toute dérive inflationniste.
La prise de position de Musk a suscité un vif intérêt dans les milieux économiques, d’autant plus qu’elle émane d’un homme d’affaires historiquement opposé à l’extension des dépenses publiques et partisan d’une réduction drastique du budget fédéral.
Cette prise de conscience est partagée par d’autres figures de la technologie, à l’instar de Dario Amodei, directeur général d’Anthropic, qui juge la structure économique actuelle intenable à terme et appelle à un large débat de société sur la redistribution des richesses.
De son côté, Sam Altman, patron d’OpenAI, insiste sur la nécessité de faire participer l’ensemble de la population aux retombées de l’IA. En avril dernier, sa firme a d’ailleurs soumis des propositions politiques d’une ambition comparable au New Deal des années 1930, suggérant une restructuration majeure de l’économie mondiale. Ce virage idéologique est marquant pour un secteur technologique qui a longtemps rejeté l’interventionnisme étatique et la fiscalité lourde.
L’urgence est accentuée par la capacité croissante de l’IA à investir des secteurs autrefois réservés aux humains, de la programmation à la gestion, en passant par les médias, le design et les services juridiques. Une étude récente d’Anthropic confirme la vulnérabilité des emplois administratifs et créatifs face à cette transition.
Pour tenter de juguler cette mutation, Meta a lancé des programmes visant à former des milliers d’Américains aux nouveaux métiers de l’infrastructure numérique. Toutefois, l’idée d’un revenu universel reste un sujet de discorde profond entre les économistes et les politiques outre-Atlantique.
Les critiques de ce modèle soulignent son coût exorbitant et son manque de réalisme. Jesse Rothstein, chercheur en économie à l’Université de Californie à Berkeley, prévient qu’un tel programme nécessiterait une hausse massive des impôts, en particulier sur les grandes fortunes et les entreprises bénéficiaires de l’IA, pour un coût officiel estimé à plusieurs trillions de dollars.
Certains analystes estiment qu’il faudrait doubler les recettes fiscales fédérales pour viabiliser ce projet. Alors que des militants comme Scott Santens soupçonnent les patrons de la Tech d’utiliser ce discours pour apaiser les craintes sociales sans réelle volonté de financement, un courant conservateur rejette en bloc cette vision jugée trop pessimiste.
Pour ces opposants, l’histoire prouve que les révolutions industrielles créent toujours de nouveaux métiers, et la solution réside plutôt dans l’investissement massif pour la formation et la reconversion professionnelle des travailleurs.
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