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on - Mar 29 -
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Le dossier explosif de la finale de la CAN 2025 pourrait connaître un épilogue favorable au Maroc. Selon une analyse du Centre africain d’études stratégiques et numériques (CAESD), le scénario le plus probable reste la confirmation, par le Tribunal arbitral du sport, de la décision de la Confédération africaine de football (CAF), ayant attribué la victoire aux Lions de l’Atlas sur tapis vert.
Le CAESD livre ainsi une note institutionnelle, « basée sur des textes, des dossiers et une logique d’analyse, et place ce dossier dans son contexte plus large comme un test de la façon de gérer les grandes crises sportives dans l’espace africain et une opportunité de tirer des leçons stratégiques qui vont au-delà des frontières de la réalité même ».
Il estime, ce faisant, que cette hypothèse repose sur un fondement réglementaire solide, notamment au regard des dispositions encadrant les interruptions de match et les comportements des équipes. En ligne de mire : la sortie de joueurs sénégalais du terrain, considérée comme un manquement grave pouvant justifier une défaite administrative.
Au cœur du litige, deux interprétations juridiques s’opposent frontalement. La première, adoptée par la CAF, s’appuie sur les articles 82 et 84 du règlement de la compétition, qui encadrent les comportements fautifs et leurs sanctions. Dans cette lecture, l’abandon temporaire du terrain par des joueurs sénégalais constitue une rupture des obligations sportives, justifiant la sanction.
À l’inverse, la partie sénégalaise pourrait défendre une approche centrée sur la réalité sportive du match. Selon cette thèse, la rencontre aurait été menée à son terme sur le terrain, ce qui rendrait discutable toute requalification a posteriori du résultat. Une telle décision, estiment ses défenseurs, pourrait porter atteinte à la sécurité juridique des compétitions et à l’autorité de l’arbitre.
Le centre souligne toutefois que le TAS, bien qu’il dispose d’un pouvoir de réexamen complet, accorde généralement une marge d’appréciation aux instances sportives dans l’interprétation de leurs règlements. Une intervention n’est envisagée que si la décision contestée apparaît manifestement disproportionnée ou arbitraire.
Au-delà de la seule question du titre, l’analyse met en lumière des enjeux plus larges liés à la gouvernance du football africain. Le risque principal, selon le rapport, serait de banaliser des comportements de contestation extrême, comme le fait de quitter la pelouse, ce qui pourrait créer un précédent dangereux pour l’avenir des compétitions.
Dans cette optique, la position marocaine s’inscrirait dans une logique de dissuasion institutionnelle, visant à préserver l’intégrité du jeu et la continuité des rencontres, indépendamment des tensions sur le terrain.
Le centre n’exclut toutefois pas d’autres scénarios, notamment une décision favorable au Sénégal ou une solution intermédiaire, preuve de la complexité du dossier devant le TAS.
Enfin, la note insiste sur la dimension stratégique de cette affaire, révélatrice des batailles d’influence qui se jouent aussi en dehors du terrain. Entre guerre des narratifs, communication institutionnelle et perception internationale, le dossier dépasse largement le cadre sportif.
Dans ce contexte, le CAESD appelle le Maroc à renforcer sa diplomatie sportive et à capitaliser sur ce contentieux pour proposer des réformes structurantes, notamment en matière de gestion des interruptions de match, afin de transformer cette crise en levier d’influence à l’échelle continentale.
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