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Le Maroc poursuit le développement de sa filière éolienne, mais sans apparaître parmi les marchés jugés les plus prometteurs à l’échelle mondiale. Dans son Global Wind Report 2026, le Global Wind Energy Council (GWEC) dresse un constat sans équivoque : si le Royaume dispose d’une base installée solide, il ne figure pas parmi les pays appelés à tirer la prochaine phase d’expansion du secteur.
Au niveau mondial, l’éolien a franchi un nouveau cap en 2025, avec 165 GW de capacités installées en une seule année, confirmant son rôle central dans les systèmes énergétiques modernes. Cette dynamique s’appuie sur une accélération marquée dans plusieurs régions, notamment en Asie et au Moyen-Orient, où des marchés émergents affichent des rythmes de déploiement soutenus, portés par des politiques volontaristes et des projets de grande envergure.
Dans ce paysage en recomposition, le Maroc apparaît en retrait. Les données du rapport indiquent une capacité éolienne installée de 2,629 GW en 2025, pour seulement 261 MW de nouvelles installations sur l’année. À titre de comparaison, des pays comme l’Arabie saoudite ont connu une progression bien plus rapide, avec plus de 1,5 GW ajoutés en un an, tandis que l’Afrique du Sud et l’Égypte consolident leur position à des niveaux supérieurs.
Cette différence de rythme n’est pas anodine. Elle reflète un basculement du centre de gravité de l’éolien mondial vers des marchés capables d’aligner volumes, visibilité réglementaire et capacités d’investissement. Le rapport insiste en effet sur le rôle déterminant de cadres politiques stables, de mécanismes de soutien clairs et d’infrastructures adaptées pour attirer les capitaux et accélérer les déploiements.
Surtout, le Maroc est absent de la liste des “Markets to Watch” identifiés par le GWEC, qui met en avant des pays comme l’Égypte, l’Arabie saoudite ou encore la Turquie comme moteurs de croissance à court et moyen terme. Une absence qui ne traduit pas un désengagement, mais plutôt un positionnement intermédiaire : celui d’un marché déjà structuré, mais qui n’affiche pas encore la dynamique nécessaire pour peser dans la nouvelle phase d’expansion mondiale.
Le rapport souligne par ailleurs une évolution plus large : l’éolien n’est plus seulement une technologie de transition, mais un levier stratégique au cœur de la sécurité énergétique et de la compétitivité industrielle. Dans un contexte de volatilité des prix des énergies fossiles et de tensions géopolitiques, les pays qui accélèrent massivement leurs capacités renouvelables gagnent en autonomie et en attractivité économique.
Dans ce cadre, la question pour le Maroc n’est plus celle de l’adoption de l’éolien, déjà bien engagée, mais celle du changement d’échelle. L’enjeu porte désormais sur la capacité à transformer un socle existant en véritable moteur de croissance, capable d’attirer des investissements à grande échelle et de s’inscrire dans les chaînes de valeur internationales de l’énergie propre.
Car à l’heure où la transition énergétique redessine les hiérarchies économiques, les marchés qui accélèrent aujourd’hui seront ceux qui structureront les équilibres de demain. Et sur ce terrain, le rapport du GWEC suggère clairement que la compétition s’intensifie, laissant peu de place aux trajectoires intermédiaires.
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