Posted by - support -
on - Wed at 2:37 PM -
Filed in - Society -
-
29 Views - 0 Comments - 0 Likes - 0 Reviews
Moins d’une semaine avant l’Aïd, la “frénésie” est à son comble. Une atmosphère effervescente envahit les marchés, les souks et les centres commerciaux. Les préparatifs vont bon train, et malgré la flambée des prix qui touche de nombreux produits de première nécessité, l’enthousiasme des consommateurs ne faiblit pas. Entre recherche de la meilleure viande, achats de vêtements neufs et préparations culinaires minutieuses, l’acharnement de cette période sacrée semble inébranlable.
Dans les allées du marché central de Fès, les étals débordent de marchandises malgré l’inflation qui pèse sur les portefeuilles. Les bouchers observent une hausse des prix significative, mais constatent avec étonnement que les clients sont toujours au rendez-vous. «Le kilo de viande a augmenté, mais les clients continuent d’acheter. L’Aïd est une fête incontournable », témoigne Ahmed, boucher depuis plus de vingt ans.
Le même constat se fait chez les épiciers et vendeurs d’épices. « Même si tout a augmenté, les familles ne veulent pas déroger à la tradition. Elles préfèrent ajuster leurs achats plutôt que de renoncer », confie Amina, vendeuse de produits alimentaires. Pour certains consommateurs, la solution réside dans la recherche des meilleures offres et la comparaison des prix dans divers marchés. « On essaie d’acheter en avance et d’optimiser notre budget. Cette année, nous privilégions les marchés de gros pour économiser», explique Nadia, mère de trois enfants.
L’agitation contamine aussi les magasins de prêt à porter. L’Aïd est également une période clé pour l’industrie du textile. Acheter des habits neufs, une tradition résistante à la modernité, à la grande joie des commerçants. Malgré l’augmentation des prix des vêtements, les magasins ne désemplissent pas. «C’est une tradition : chaque enfant doit avoir une tenue neuve pour l’Aïd », affirme Samir, gérant d’une boutique spécialisée dans l’habillement pour enfants. Les familles, soucieuses de perpétuer ce rituel, ajustent parfois leur budget ou optent pour des enseignes plus abordables.
En parallèle, les tailleurs et couturiers profitent aussi de cette période pour dynamiser leur activité. «Cette année, nous avons eu plus de demandes pour des vêtements sur mesure, car certains préfèrent confectionner plutôt qu’acheter à prix fort », explique Hicham, tailleur à l’ancienne médina de Fès.
Dans les foyers, l’heure est aux préparatifs culinaires. Les femmes s’affairent à confectionner des pâtisseries traditionnelles, des plats festifs et à choisir les meilleures épices. Toutefois, la hausse du prix des ingrédients contraint de nombreuses familles à revoir leurs quantités. « Avant, on préparait en grande quantité et on en offrait aux proches. Aujourd’hui, on réduit les portions, mais on garde la qualité », explique Fatima, une mère de famille habituée à préparer des gâteaux maison pour l’occasion.
Face aux difficultés économiques, la solidarité prend une place importante dans la célébration de l’Aïd. De nombreuses associations caritatives se mobilisent pour venir en aide aux familles en difficulté en leur offrant des colis alimentaires ou en finançant l’achat des vêtements. « L’Aïd est avant tout une fête de partage. Ceux qui en ont les moyens doivent penser aux autres », souligne Rachid, bénévole dans une association locale.
Si la flambée des prix pèse sur les budgets, elle ne semble pas freiner l’enthousiasme des familles. L’Aïd demeure un moment privilégié de partage et de convivialité où chacun, malgré les contraintes économiques, tente de préserver la magie de cette célébration incontournable. Les consommateurs redoublent d’ingéniosité pour honorer les traditions, prouvant ainsi que l’esprit de fête transcende les difficultés du quotidien.
The post Aïd : L’envolée des prix ne freine pas les préparatifs appeared first on Hespress Français - Actualités du Maroc.