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Le bilan économique du Maroc à fin février 2025 révèle une dynamique contrastée en matière des échanges extérieurs. Les importations ont enregistré une hausse significative, tandis que les exportations ont subi une légère baisse, a dévoilé l’Office des changes dans sa dernière note des indicateurs mensuels.
Selon les récents indicateurs des échanges extérieurs à fin février 2025, les importations ont atteint 124,201 millions de dirhams (MDH) à fin février 2025, enregistrant une augmentation de 7,4% par rapport aux 115,635 MDH de l’année précédente.
Dans le détail, les produits alimentaires montrent une nette progression de 13,3% ou 1,938 MDH. Cette hausse est principalement attribuable à l’augmentation des importations d’animaux vivants (+796 MDH), de maïs (+392 MDH) et de tourteaux (+313 MDH).
Les importations de produits finis de consommation ont également connu une croissance significative de 10,1% (+2,626 MDH). Cette évolution est le résultat d’une demande accrue pour les médicaments et autres produits pharmaceutiques (+25,1% ou +381 MDH), ainsi que pour les voitures de tourisme (+10,1% ou +321 MDH). L’augmentation des textiles et des fils de fibres synthétiques (+12,6 % ou +258 MDH) complète ce tableau de montée en puissance des produits de consommation.
En ce qui concerne les biens d’équipement, une hausse de 8,7% (+2,285 MDH) a été constatée. Cette tendance est portée par l’augmentation des importations d’équipements de filtration (+384 MDH), d’avions et véhicules aériens (+332 MDH) et de voitures utilitaires (+325 MDH).
Concernant les importations de produits bruts, elles affichent une progression remarquable de 23,5% (+1,172 MDH), stimulée par l’augmentation des soufres bruts (+522 MDH) et des ferrailles (+338 MDH). Les demi-produits ont aussi enregistré une hausse de 3% (+753 MDH), notamment grâce aux produits chimiques (+269 MDH) et aux matériaux de construction métallique (+240 MDH).
En revanche, la facture énergétique a montré une baisse de 1,9% (-350 MDH), due à une diminution des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils (-4,9%), même si les quantités importées ont légèrement augmenté de 8,6%.
S’agissant des exportations, l’Office des changes a fait savoir qu’elles se chiffrent à 73,459 MDH à fin février 2025, ce qui représente une baisse de 0,8% par rapport à l’année précédente (74,063 MDH). Le secteur automobile a enregistré une chute de 8,2% (-2,107 MDH), principalement en raison d’une forte baisse des ventes dans le segment de la construction. Néanmoins, l’essor partiel des poids lourds (+130 MDH) change un peu la donne.
La catégorie agriculture et agroalimentaire a notamment montré une déclinaison de 4% (-729 MDH). Cela est notamment dû à la contraction des ventes alimentaires, bien que le secteur agricole ait pu compenser en partie grâce à une hausse des exportations (+184 MDH).
Le domaine de l’électronique et de l’électricité a subi une diminution sévère de 15% (-474 MDH), en raison d’une chute des ventes de composants électroniques. Toutefois, les fils et câbles ont su se maintenir avec une hausse de 28,2% (+237 MDH).
Le secteur textile et cuir affiche une quasi-stabilité avec des exportations s’élevant à 7,367 MDH. Cette performance est le résultat d’un léger accroissement des exportations de vêtements confectionnés (+124 MDH), bien qu’atténué par des baisses dans les articles de bonneterie (-47 MDH) et de maroquinerie (-22 MDH). Cela montre que le secteur parvient à maintenir un certain niveau de compétitivité malgré un environnement commercial difficile.
Le secteur aéronautique, quant à lui, enregistre des résultats robustes avec une hausse de 10,3% (+421 MDH). Ce dynamisme est attribuable à l’essor du segment d’assemblage qui a progressé de 8,6% (+228 MDH) ainsi qu’à la performance positive du segment EWIS (+13,6% ou +196 MDH).
Pour sa part, le segment des phosphates et dérivés présente une croissance solide de 6,3 % (+681 MDH), principalement soutenue par la hausse des ventes d’engrais naturels et chimiques (+313 MDH), suivie par les phosphates (+207 MDH) et l’acide phosphorique (+162 MDH). Cette dynamique renforce la position du Maroc en tant qu’acteur clé sur le marché mondial des engrais.
En revanche, les Investissements Directs Marocains à l’Etranger affichent un recul avec des recettes diminuant de 2,6%, passant à 3,015 MDH. Parallèlement, les dépenses enregistrent une chute de 6,2%, avec un montant de 2,895 MDH. Ce revers se traduit par un flux net IDME de -108 MDH, en déclin par rapport à -12 MDH à fin février 2024.
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