Posted by - Senbookpro KAAYXOL -
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Le Parti de la justice et du développement (PJD) a transmis au ministère de l’Intérieur un mémorandum détaillé sur la réforme du cadre juridique des prochaines élections législatives. Dans ce document, la formation des frères insiste sur la neutralité de l’administration, la transparence du financement des campagnes, ainsi que sur le renforcement de la participation des jeunes, des femmes et des Marocains de l’étranger.
A l’approche des élections législatives, le PJD entend marquer son retour sur le terrain politique avec un agenda visant la réforme des règles du jeu électoral. Dans une note soumise au ministère de l’Intérieur, le PJD détaille une série de propositions qui touchent à la fois à la supervision du scrutin, aux mécanismes de représentation et au contrôle du financement des campagnes.
L’une des mesures phares présentées par le parti, lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 29 août à Rabat, concerne l’adoption d’un « pacte d’honneur » entre formations politiques. Ce pacte comporterait deux volets : le premier impose aux partis de s’abstenir de parrainer des candidats liés à des pratiques de corruption ou d’achat de voix, le second établit un engagement direct entre les partis et le ministère de l’Intérieur, lequel porterait la responsabilité d’assurer des élections « libres, transparentes et crédibles ».
Pour le PJD, il ne s’agit pas seulement de renforcer les garanties juridiques, mais également d’installer une culture politique plus respectueuse des règles démocratiques. Le parti appelle d’ailleurs à l’ouverture d’un débat public régulier, diffusé sur les chaînes publiques et privées, afin de stimuler le dialogue entre acteurs politiques et d’ancrer davantage la vie politique dans l’espace médiatique.
Tout en reconnaissant le rôle central du ministère de l’Intérieur dans l’organisation des élections, le PJD souligne que ce rôle a souvent été entaché de pratiques contestées. Il invite ainsi le département de tutelle à redoubler d’efforts pour garantir sa neutralité et lutter contre toute tentative de manipulation.
Le parti suggère par ailleurs de renforcer les moyens mis à la disposition des juges chargés du suivi des listes électorales, afin qu’ils puissent exercer un contrôle rigoureux sur les modifications opérées. Dans le même esprit, il propose d’élargir les compétences du juge des référés, notamment pour statuer rapidement sur les recours visant à annuler des décisions administratives contestées.
Sur le plan technique, le PJD défend le maintien du scrutin de liste, mais appelle à sa refonte afin d’éviter qu’il ne se transforme en scrutin individuel déguisé. Il plaide également pour une révision du découpage électoral de manière à garantir une valeur représentative équivalente pour chaque voix exprimée.
Concernant le quotient électoral, le parti préconise l’abandon de la formule actuelle et un retour au calcul basé sur le nombre de suffrages valides exprimés divisé par le nombre de sièges attribués à chaque circonscription, avec distribution des sièges restants selon la règle des plus forts restes. Cette proposition vise, selon ses initiateurs, à rétablir une équité dans la répartition des sièges et à mieux refléter le poids réel des électeurs.
La question de la représentativité est également au centre du mémorandum. Le PJD suggère la création d’une liste nationale divisée en deux volets : le premier réservé aux femmes, avec l’obligation que les 12 premiers sièges couvrent toutes les régions du pays, le second dédié aux jeunes de moins de 40 ans, selon le même principe de représentation régionale.
Le parti ne néglige pas non plus la diaspora marocaine. Il réclame que les Marocains résidant à l’étranger puissent voter directement depuis leurs pays d’accueil, sous la supervision de représentants des partis afin d’assurer la transparence du processus.
Le financement des campagnes électorales constitue un autre volet central du document. Le PJD insiste sur la nécessité d’un contrôle strict des sources et du volume des fonds utilisés, en particulier ceux provenant de pratiques illégales ou jugés suspects. Il appelle à renforcer la vigilance de l’administration et de la justice face à ce type de dérives.
Par ailleurs, le parti propose d’élargir les espaces publics disponibles pour les activités de campagne, en incluant davantage de salles, d’institutions et de places publiques. Il insiste également pour que les campagnes numériques financées, qu’elles soient diffusées sur les réseaux sociaux ou via d’autres supports publicitaires, soient intégrées dans les dépenses de campagne, lesquelles doivent impérativement respecter les plafonds légaux.
Pour conclure, le PJD demande la suspension de la couverture médiatique des responsables gouvernementaux candidats aux élections sur les chaînes publiques dès l’annonce officielle de leur candidature. Le parti insiste sur la nécessité de garantir un accès équitable aux médias publics et de mettre fin à toute forme de favoritisme ou de mise en avant de certaines figures politiques au détriment d’autres.
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